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Baromètre EGILIA de l'emploi informatique - Septembre 2012

 

Autant vous dire, d’entrée, que, dans la droite ligne de ce que je pouvais écrire en introduction des deux précédents baromètres EGILIA de l'emploi informatique de 2012, je persiste à être pour le moins dubitatif…
 

En effet, d’une part, jamais auparavant je n’avais, lors de la constitution d’un tel baromètre trimestriel (le 16ème…), je n’avais eu le plaisir de rencontrer un tel nombre d’offres d’emploi dans notre cher secteur IT : Sogeti, Alten, Airbus CIMPA, Sopra group, Sogeti High Tech, Groupe Lexsi,OVH.com, Solucom, Steria,,Airial Conseil, Lexsi, ,SensioLabs, Degetel, Capgemini et Commerce Guys, Amazon… manifestement, tout le monde est sur la brèche, à la recherche des perles rares…

Et puis «Badaboum » ! S’ensuit un nombre considérable de plans de licenciements, qu’ils soient au niveau mondial (Nokia – 10 000 postes –, RIM – 5000 postes –, Cisco – 1300 postes –, Sharp – 5000 postes –, Google/Motorola – 4000 postes –, Alcatel Lucent – 5000 postes « supplémentaires » –) ou en France même (HP – 520 postes –, SFR, Bouygues, sans compter les « plans de départs volontaires concoctés par Oracle France et Microsoft France)…d’où une rentrée sociale sous haute tension dans le secteur IT !
 

De plus, même au niveau des tendances globales, on a du mal à y retrouver ses petits :D’une part, les entreprises évoquent un manque d’informaticiens, d’autre part, de nombreux seniors restent sur le carreau…

Je resterai donc sur une position « mitigée » mais foncièrement optimiste en concluant ainsi : Même si les études montrent que l’activité IT est amenée à stagner à moyen terme, notre industrie compte embaucher, tout de même, de 31 000 à 35 000 informaticiens par an, ce qui est loin d’être le cas de nombre d’autres secteurs…

Pour finir, saluons les efforts réalisés par NextiraOne pour se féminiser, par Bouygues Télécom pour soutenir les femmes entrepreneurs dans le secteur du numérique.

Notons également (sans rapport aucun avec ce qui vient d’être écrit), le fait que Steria poursuit son engagement en faveur de l'emploi des personnes handicapées avec la signature d'un accord sur 3 ans…

Comme  à notre habitude, nous vous livrons, dans ce troisième baromètre trimestriel de 2012, des informations volontairement expurgées de tout commentaire, vous laissant ainsi tirer vos propres conclusions.

Nous vous en souhaitons une bonne lecture et restons ouverts à vos commentaires et avis dont nous vous engageons à nous faire part sur avotreservice@egilia.com
Enfin, nous vous réitérons ici la volonté d’EGILIA de rester à votre écoute pour vous épauler dans l’amélioration de votre cursus technique ou managérial afin de vous permettre d’obtenir les certifications officielles systématiquement liées à ses formations, des certifications plus que jamais considérées par les employeurs comme des éléments fondamentaux de différenciation positive à l’emploi et des gages incontestables de reconnaissance professionnelle.

 


EMPLOI (TENDANCES)

 

L'informatique, premier recruteur d'ingénieurs en 2011
L’an dernier, près d’un ingénieur recruté sur neuf l’a été dans le secteur IT. En revanche, côté rémunération, l’informaticien se situe plutôt dans la fourchette basse.
En 2011, près d’un ingénieur recruté sur neuf l’a été dans « les services informatiques et les services d’information ». Ce chiffre saillant ressort de l’enquête du Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France (CNISF) qui fait chaque année autorité au regard de la taille de l’échantillon interrogé (*).
Avec 10 230 embauches l’an dernier contre 9 830 en 2010, le secteur IT accentue même sa domination. Sur l’ensemble de la population des ingénieurs, les SSII et les éditeurs accaparent 11,6 % des effectifs.
Est-ce un choix de cœur ou de raison ? L’étude note que les diplômés d’une école d’ingénieurs du groupe A qui choisissent le tertiaire s’orientent davantage vers la finance ou le conseil que vers les sociétés de services (SSII ou ingénierie).
Les ingénieurs télécoms inquiets pour leur emploi : Par ailleurs, cette montée en puissance du secteur IT ne se traduit pas forcément sur la feuille de paie. Avec un salaire brut annuel médian de 53 015 €, l’ingénieur informatique est le moins bien payé, après son homologue de l’enseignement et celui des « études, recherche et conception ».
Comparativement aux autres fonctions, il pâtit surtout d’une progression de salaire lente avec une rémunération médiane qui démarre à 38 K€ (moins de 30 ans) pour atteindre le double entre 45 et 64 ans.
Les ingénieurs des télécoms sont un peu mieux lotis avec un salaire médian d’un peu plus de 60 K€. En revanche, les télécommunications font partie des trois secteurs, avec les filières textile et bois-papier, où la proportion d’ingénieurs inquiets pour leur emploi est plus élevée que la moyenne.
 (*) Près de 45 000 ingénieurs de moins de 65 ans, issus de 116 écoles, ont répondu au questionnaire au cours du premier trimestre 2012.

Les entreprises évoquent un manque d’informaticiens
Une majorité d’employeurs estiment qu’une pénurie de compétences en informatique les empêche de recruter dans ce secteur. Un constat que récuse le Munci, arguant que 26 000 informaticiens sont au chômage.
Selon l’enquête annuelle « Besoin de main-d’œuvre », réalisée par Pôle emploi, 62,3% des sociétés interrogées anticipent des difficultés de recrutement. Près de 60% prévoient des problèmes pour les profils ingénieurs, cadres d’administration et maintenance informatiques et pour les webmasters et développeurs. La situation est moins tendue pour les ingénieurs et cadres des télécommunications.
« Semestre après semestre, nos adhérents nous font part de leur difficulté à embaucher. Pourtant, il y a du chômage dans ce domaine. Nous sommes du reste décidés à tout mettre en œuvre pour enrayer le problème, et c’est dans ce cadre que nous avons conclu, avec Pôle emploi, une convention pour améliorer l’employabilité des inactifs et attirer les jeunes et les demandeurs d’emploi vers les métiers du numérique», déclare Guy Mamou-Mani, président de Syntec numérique. Car le paradoxe est là : d’un côté, des entreprises qui déplorent une pénurie de compétences; de l’autre, 26 000 informaticiens sans emploi en 2011 (chiffre de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques). Mais, pour Régis Granarolo, président du Munci (association professionnelle des informaticiens), «la pénurie n’existe pas. Il s’agit avant tout d’un manque d’attractivité du secteur dû à la déficience d’image des SSII (plus gros pourvoyeurs d’annonces), qui imposent une politique de ressources humaines flexibles, au détriment de la formation et de la gestion des carrières. »
Trop de turnover : L’autre source de tension est le turnover. Avec un taux de 15% en moyenne, ce phénomène est deux fois plus important que celui de l’ensemble du marché du travail. Conséquence : sur les 30460 recrutements de cadres IT réalisés en 2011, seuls 2 780 ont été des créations de postes, soit moins de 10% du volume des embauches. Pour Guy Mamou-Mani, les entreprises clientes ont une grande responsabilité dans cette situation. «En exerçant des pressions sur les prix, les entreprises contraignent les SSII à bloquer les salaires et les plans de carrière. Résultat : les employés partent à la concurrence ou chez le client. »
De son côté, Régis Granarolo dénonce les comportements abusifs des SSII qui poussent les salariés à changer régulièrement d’employeurs. « Evolutions de carrière non choisies, gestion à court terme des effectifs, ruptures conventionnelles, licenciements, problèmes de management du personnel, conditions de travail difficiles (mobilité géographique excessive), salaires bloqués : autant d’explications à ce phénomène», dénonce-t-il.
Toutefois, selon le président de Syntec, les chiffres du chômage ne reflètent pas tout à fait la réalité, car «il serait bon, précise-t-il, de revoir le code Rome (Répertoire opérationnel des métiers et des emplois) utilisé par Pôle emploi pour cartographier les métiers de l’informatique. Cela éviterait, par exemple, de compter comme informaticien un spécialiste de la maintenance des imprimantes. Il n’empêche qu’avoir des chômeurs dans un secteur qui recherche des candidats est une aberration », insiste-t-il.
Une forte sélectivité : Pour le Munci, la sélectivité des employeurs est sans aucun doute l’une des raisons de cette situation. Pour lui, les SSII recrutent principalement sur mission, en recherchant très souvent des « moutons à cinq pattes » ou des « spécialistes rares », dans le cadre d’appels d’offres clients au timing couramment serré. Et d’ajouter : « Les employeurs du numérique font preuve d’une forte sélectivité et de discrimination à l’embauche, principalement sur des critères d’âge (c’est l’un des secteurs où le taux de seniors est le plus faible), de diplôme (75% des recrutements se font à bac + 5) et de durée d’inscription au chômage (difficile de trouver un poste au-delà de six mois d’inactivité). »
Un constat confirmé dans une étude réalisée par Pôle emploi fin 2011. «C’est dans les SSII que l’on observe les taux d’ancienneté les plus faibles, la moyenne d’âge (32-33 ans) et les taux de promotion les plus bas, ainsi que le nombre de recrutements et de départs le plus élevé… » Toutefois, rappelons que c’est en puisant dans le «vivier» des prestataires que les clients pourvoient à leurs besoins en recrutement.

Le marché de l'emploi IT devrait stagner en 2012
Le secteur prévoit de recruter 31 000 cadres en 2012. Soit une hausse limitée de 2 %. En 2011, la moitié des embauches concernait des jeunes diplômés et des débutants.
Après deux années de hausse consécutive du nombre de recrutements de cadres, le secteur des activités informatiques et télécommunications enregistre une stagnation de ses intentions d’embauche. La note de quatre pages que publie l’Apec sur le marché de l’emploi cadre dans le secteur IT (SSII, éditeurs, constructeurs, etc.) permet d’apporter quelques éléments chiffrés sur le débat actuel sur la pénurie ou pseudo pénurie de compétences.
En 2012, les entreprises prévoient de recruter environ 31 000 cadres, soit une hausse limitée à 2 % par rapport à 2011. Un chiffre en deçà des 35 000 embauches avancées par Syntec numérique. Ce niveau de recrutement ferait tout de même du secteur le premier en volume devant l’ingénierie R&D et le conseil et gestion des entreprises. Confiantes, près d’un tiers des entreprises prévoient une croissance de leur effectif salarié, alors que 5 % seulement envisagent de le comprimer.
Toutefois, l’Apec note que la progression du volume des offres qui lui sont confiées ralentit. Avec 32 110 offres au premier trimestre 2012, la hausse est de 13 % par rapport à la même période de l’an dernier, contre des croissances de 23 et 35 % les trimestres précédents. Avec 801 annonces dédiées sur les trois premiers mois de l’année, les télécommunications représentent moins de 1 % de l’ensemble des offres.
Pas de papy-boom dans l’informatique : Le bilan 2011 apporte aussi un éclairage intéressant sur ce marché. L’Apec rappelle que le secteur IT est soumis à un turnover important, relevant « surtout de jeunes cadres qui sont très mobiles sur le marché du travail ». Les démissions associées aux licenciements constituent l’essentiel des sorties de cadres. Les départs à la retraite ne pèsent que pour 3 %, contre 14 % pour l’ensemble des secteurs d’activité.
De fait, le secteur est très favorable aux jeunes, seul moyen pour les SSII de contenir leur masse salariale. Un recrutement sur quatre concerne un jeune diplômé, et trois sur dix un cadre ayant moins de cinq ans d’expérience. En soustrayant les postes pourvus (recrutements, promotions) aux sorties, 2011 s’est soldée par une création nette d’emplois cadres de 2 780. Soit près de trois fois plus qu’en 2010.

L'emploi cadre devrait stagner jusqu'en 2016
Faute de croissance, l’Apec prévoit une stagnation du marché de l’emploi cadre pour les années à venir. Ce qui devrait aggraver le chômage des jeunes diplômés et des seniors.
Les fortes turbulences de la zone euro, mêlant crises souveraines et crises bancaires, mettront du temps à s’apaiser. Les économies nippone et canadienne ont bien mis dix ans à se relever. Dans ce contexte, et en retenant des hypothèses de croissance très faibles, avec une progression du PIB ne dépassant pas 1 %, le marché de l’emploi cadre devrait stagner « au moins jusqu’en 2016 ».
Selon l’Apec, 176 3000 cadres seraient recrutés cette année contre 181 300 en 2011 (- 7 %). Ensuite, de 2013 à 2016, le volume annuel d’embauches oscillerait entre 177 000 et 179 000. « Ce qui reste un niveau de recrutement élevé », rassure Jean-Marie Marx, son nouveau directeur général. Restée dans tous les esprits comme une année noire, 2009 avait connu un décrochage de 28 %.
Le moral des cadres a baissé de 7 points en un an : Cette crispation du marché a, pour corollaire, une aggravation du chômage des jeunes diplômés et des seniors, les recruteurs privilégiant les profils confirmés, mais au salaire abordable. La mobilité se réduit également avec 29 % des cadres interrogés lors du dernier baromètre semestriel(*)envisageant de quitter leur entreprise dans les douze prochains mois. Soit six points de moins qu’il y a un an.
Le moral est également en baisse : 61 % des cadres se déclarent optimistes pour leur avenir professionnel contre 68 % en mai 2011. Ils ne sont pas plus confiants pour leur employeur, puisque 28 % estiment que leur entreprise est en difficulté économique (21 % en 2011) et 31 % seulement en développement (44 %).
Le marché de l’emploi est toutefois à plusieurs vitesses et l’informatique s’en tire plutôt mieux que d’autres fonctions. Directeur des études à l’Apec, Pierre Lamblin maintient les prévisions de 31 000 recrutements en 2012 dans le secteur informatique et télécoms. « La baisse des investissements des entreprises pèse sur l’activité de conseil et de services, mais il trop tôt pour évoquer un fléchissement. »
(*)Tous les six mois, l’Apec interroge un échantillon représentatif de 1 000 cadres du secteur privé.

Hausse du chômage et tassement des offres cadres
Le volume d’offres d’emploi confiées à l’Apec dans le secteur informatique a chuté de 3 % au deuxième trimestre. Mécaniquement, le chômage des informaticiens est reparti à la hausse au début de l’été.
Après quatre mois de décrue, le chômage des informaticiens a connu en juin une hausse de 0,9 %. Dans le secteur des systèmes d’information et de télécommunication, le nombre d’inscrits à Pôle emploi, toutes catégories confondues (A, B, C) s’établit à 31 700. Soit 300 demandeurs d’emploi de plus en un mois. Ce taux de chômage sectoriel se rapproche de celui atteint en mai 2010.
Si elle ne s’amplifie pas, cette poussée de fièvre estivale correspond à un phénomène cyclique. Nombre de petits prestataires informatiques en difficulté financière préfèrent se mettre en faillite au début de l’été pour ne pas avoir à supporter les congés payés de leur personnel.
Le tassement des offres cadres est, en revanche, plus inquiétant. Dans sa dernière note de conjoncture, l’Apec observe au deuxième trimestre 2012 une baisse de 3 % du volume des offres d’emploi dédiées aux activités informatiques.
Les investissements des entreprises en berne : Le fléchissement se confirme en termes de recrutements effectifs, même s’ils restent à un niveau élevé : 90 % des entreprises informatiques interrogées ont recruté au moins un cadre au second trimestre 2012, contre 93 % au deuxième trimestre 2011. Et 89 % d’entre elles prévoyaient d’embaucher au troisième trimestre 2012, un chiffre en baisse de 4 points en un an.
Au niveau macro-économique, l’Apec note que la crise de la zone euro pèse sur la croissance du PIB – nulle au second trimestre – et sur le moral des chefs d’entreprise. « Sur l’ensemble de l’année 2012, les investissements des entreprises pourraient diminuer de 0,3 %, contre une augmentation de 5,1 % en 2011. » Un facteur qui a un impact direct sur l’activité des SSII et des éditeurs.

Légère baisse des créations d’entreprises en mai 2012
Le nombre cumulé de créations d'entreprises au cours des mois de mars, avril et mai 2012 est en baisse par rapport aux mêmes mois un an auparavant (-3,3 %). Les secteurs qui contribuent le plus à cette baisse sont le commerce et le soutien aux entreprises. Le nombre de créations au cours des 12 derniers mois est en baisse par rapport aux 12 mois précédents (-4,5 %). Sur les cinq premiers mois de l’année 2012, on enregistre, en données brutes, 136 614 demandes de création d’auto-entreprises. Ces demandes représentent un peu plus de la moitié des créations.
A noter que le régime de l'auto-entrepreneur ayant été mis en place début 2009, les auto-entrepreneurs sont incorporés aux statistiques de créations d’entreprises depuis janvier 2009. Toutefois, le modèle de désaisonnalisation de la série des créations est perturbé par le choc que constitue l’arrivée des auto-entrepreneurs, dont on ignore le profil saisonnier. Depuis le numéro d’octobre 2009, seule la composante « hors auto-entrepreneurs » est désaisonnalisée. On lui ajoute le nombre brut de créations sous le régime de l’auto-entrepreneur. En février 2012, le modèle de désaisonnalisation de la composante « hors auto-entrepreneurs » a été révisé pour l’ensemble des données, depuis janvier 2000.
En mai 2012, le nombre total de créations d'entreprises est en légère baisse par rapport au mois d’avril : -0,9 % en données corrigées des variations saisonnières et du nombre de jours ouvrables y compris auto-entreprises (+0,6 % pour les seules créations hors auto-entrepreneurs).

Recrutement en ligne : la France plonge !
L'indice Monster de l'emploi en Europe indique une croissance en glissement annuel d'un pour cent en juin, une baisse considérable par rapport à la croissance de six pour cent du mois dernier. L'Allemagne reste en tête des régions avec une croissance annuelle de 11 pour cent, mais à un rythme plus modéré depuis le mois de mai (19 pour cent). L'Italie enregistre une croissance de deux pour cent, revenant aux niveaux observés en février, tandis que le Royaume-Uni égale son taux de croissance enregistré un an plus tôt. Les Pays-Bas, la France, la Belgique et la Suède ont tous observé une diminution en glissement annuel de la demande dans les activités de recrutement en ligne. La France plonge de 14 % !
Le secteur de l'environnement, architecture et urbanisme (plus 17 pour cent) a enregistré le plus fort taux de croissance annuelle parmi tous les secteurs pour le deuxième mois consécutif, tandis que les opportunités dans le secteur de l'ingénierie restent constantes à six pour cent. Le segment des arts, divertissements, sports et loisirs et celui du secteur public se trouvent tous deux au bas du classement de l'indice, enregistrant des taux égaux de baisse annuelle dans les activités de recrutement en ligne.
L'indice Monster de l'emploi en Europe est une mesure mensuelle des offres d'emploi en ligne basée sur l'examen en temps réel de millions d'offres d'emploi compilées à partir d'un large éventail représentatif de sites Internet de recrutement et de petites annonces en ligne à travers l'Europe. L'indice ne reflète la tendance d'aucun annonceur ni d'aucune source en particulier, mais constitue une mesure globale de l'évolution des offres d'emploi dans tous les secteurs.
D'après Alan Townsend, vice-président Efficacité des ventes et Opérations commerciales pour l'Europe, « La baisse considérable des activités de recrutement en ligne enregistrée en juin n'est pas une surprise, compte tenu de l'incertitude qui plane actuellement sur l'économie générale. Toutefois, bien que la demande de recrutement ait faibli d'une façon générale, plus du tiers des secteurs continue d'enregistrer une croissance annuelle, avec de multiples possibilités dans différents secteurs tels que l'architecture, les télécommunications et l'éducation. »
Neuf des 24 secteurs industriels suivis par l'indice en juin affichent des tendances positives en termes de croissance annuelle.
- Environnement, architecture et urbanisme (plus 17 %), ce secteur a enregistré la plus forte croissance en glissement annuel pour le deuxième mois consécutif, perpétuant la tendance à la hausse amorcée en septembre 2010
- Télécommunications (plus 13 %), ce segment a enregistré une croissance considérable en juin, après la croissance de deux pour cent du mois de mai, dérobant la seconde place au secteur de l'éducation, formation et bibliothèques (plus 9 %), qui a lui-même poursuivi sa croissance pour le cinquième mois consécutif
- Le secteur de l'ingénierie (plus 6 %) a affiché une croissance soutenue dans l'activité annuelle de recrutement en ligne, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'Italie y ayant enregistré les opportunités les plus élevées
- Le secteur des ventes (moins 4 %) a enregistré une diminution de la demande de recrutement en ligne pour la première fois depuis février 2010, les plus grosses régressions étant observées aux Pays-Bas et en France
- Secteur public, défense, collectivités et le segment des arts, divertissements, sports et loisirs (tous deux en baisse de 5 %) se retrouvent au bas de l'indice avec la plus faible demande.
Cinq des neuf catégories professionnelles suivies par l'indice en juin affichent des tendances positives en termes de croissance annuelle.
Artisans et branches connexes (plus 4 %), ce segment a continué d'afficher les meilleures opportunités pour le recrutement en ligne, ce secteur ayant affiché une forte demande pendant les 26 derniers mois
La demande en ligne pour les techniciens et professions intermédiaires (plus 3 %) a connu son taux le plus faible depuis avril 2010, bien que le groupe occupe toujours la deuxième position dans les résultats de l'indice de juin. Après 34 mois de croissance annuelle, le mois de juin a enregistré une baisse de la demande en ligne pour les travailleurs qualifiés dans l'agriculture, l'exploitation forestière et la pêche (moins 8 %), tandis que les métiers élémentaires (moins 3 %) ont également observé une diminution de la demande en juin après une croissance de cinq pour cent le mois précédent.

Juillet : Flambée du chômage dans l’informatique
En juillet, le chômage des informaticiens a connu une poussée de fièvre avec 1 100 demandeurs d’emploi de plus en un mois. Soit une augmentation de près de 3,5 %, nettement supérieure à la hausse toutes professions confondues (+ 1, 3 %).
Après une première remontée de 300 inscrits en juin, le nombre d’inscrits à Pôle emploi dans les catégories A, B et C s’établit à 32 800 dans le domaine des « systèmes d'information et de télécommunications ». Ce niveau de chômage sectoriel se rapproche de celui atteint en novembre 2010.

Déferlante de suppressions d’emplois dans le secteur high-tech
La crise touche de nombreux acteurs de la high-tech, notamment les constructeurs. Les vagues de licenciements se succèdent.
C’est HP qui a ouvert le bal en mai en annonçant pas moins de 27 000 suppressions de postes. Un vaste plan social qui, selon les dirigeants du numéro 1 mondial des PC, permettrait d’effectuer jusqu’à 3,5 milliards d’économies, et qui s’échelonnera jusqu’à fin 2014.
Fin juin, c'était au tour du fabricant canadien RIM, confronté à des problèmes de restructuration pour se maintenir à flot, de prévoir5 000 licenciements.
Le fabricant américain d’imprimantes Lexmark a, quant à lui, décidé d’abandonner son activité de fabrication et de développement d’imprimantes à jet d’encre, jugée peu lucrative par rapport à celle des laser. Et de se séparer de 1 700 de ses collaborateurs…
Les emplois touchés le seront principalement aux Philippines, à Cebu, où le groupe possède une usine, qui sera fermée fin 2015. Le groupe a, d’après Reuters, réalisé l’an dernier un bénéfice net de 321 millions de dollars, mais les coûts de restructuration s’élèveront à 160 millions de dollars avant impôts. En six mois, le cours de l’action a été divisé par deux, passant de 38 à 19 dollars.
Google, qui a racheté Motorola Mobility l’an dernier pour son portefeuille bien garni de 17 000 brevets, va lui aussi « dégraisser ». 4 000 emplois, soit 20 % des effectifs, vont être supprimés. La priorité sera donnée à la recherche et au développement et aux téléphones de type Smartphone. Selon le New York Times, les indemnisations s’élèveront à 275 millions de dollars.
En Asie... La période estivale a également été l’occasion pour Sharp d’annoncer son premier plan social depuis… 1950. Le fabricant d’écrans japonais va supprimer 5 000 postes dans le monde, dont 2 000 au Japon. Les employés seront sollicités pour des départs volontaires qui prendront effet le 15 décembre. Une opération qui va coûter 270 millions d’euros à la firme. 3 500 postes supplémentaires sont menacés, car Sharp pourrait se séparer d’usines fabriquant des télévisions en Chine et au Mexique.
Après avoir racheté les 50 % de parts détenues jusqu’en octobre 2011 par Ericsson, Sony Mobile Communications (anciennement Sony Ericsson) poursuit aussi sa restructuration. Le siège social va être rapatrié de Suède au Japon et environ 15 % des effectifs partiront d’ici à la fin mars 2014. Le groupe Sony prévoit de supprimer 10 000 postes dans le monde d’ici la fin 2012.
Nec, autre fabricant japonais d’écrans, de vidéoprojecteurs et de systèmes de télécommunication – certes un peu moins connu que ses concurrents en Europe –, va se séparer de 10 000 employés. Plus de 2 000 d’entre eux ont déjà accepté le plan de départ volontaire et quitteront le navire fin septembre.
En Europe aussi... L’Europe est aussi touchée. Le journal allemand Börsen Zeitung affirme que Siemens serait sur le point de supprimer « des milliers d’emplois ». Un changement de cap à 180 degrés : la firme a embauché 23 000 personnes dans le monde au cours des quinze derniers mois…
Notre liste n’est certainement pas exhaustive et les analyses des économistes ne laissent malheureusement pas augurer d’un retournement de situation. Les raisons évoquées, quelle que soit la firme, sont toujours les mêmes : retour à la rentabilité, réduction des coûts… Le plus inquiétant reste que la plupart de ces géants de la high-tech pointent du doigt un même continent : l’Europe où la consommation a fortement ralenti ces derniers mois.

Métiers de l'Internet : Un label Européen de Qualité s'impose
Le monde de l'Internet est en plein changement. Les métiers de l'Internet quittent les entreprises spécialisées (Webagencies, SSII) pour investir les entreprises de tous secteurs d'activité. Ce changement bouleverse la formation à ces métiers, souligne François Adoue, Directeur de l'Observatoire International des Métiers de l'Internet. Heureusement, un label européen a été mis en place afin de faciliter l'orientation des étudiants ainsi que l'organisation des organismes d’Enseignement et de Formation Professionnelle (EFP).
Métiers de l'Internet : une branche en pleine mutation ! Les formations aux métiers de l'Internet sont extrêmement récentes : l'internet grand public a démarré dans la fin des années 1995-2000. Les métiers et les formations spécifiques ont principalement dérivé des formations informatiques puisque les outils reposaient sur l'usage d'ordinateurs. les profils professionnels étaient spécialisés : développeurs web, webmestres, webmarketeurs...Les organismes de formation, qu'ils soient publics (Universités, DUT, Licences pro...) ou privés ont formé des professionnels spécialisés. La technique, l'usage des différents logiciels, était le coeur de l'enseignement de ces métiers.
Lors des dernières années un changement considérable s'est produit. Ces métiers sont maintenant présents dans les entreprises de tous secteurs d'activité et notamment dans les PME (près de 50 % des PME ont maintenant un site internet) pour accroître leur notoriété, développer leur image, accompagner leur marketing et leurs ventes.
Quel métier pour quelle mission ? Ces entreprises ont une équipe "internet" très réduite. Le profil nécessaire est totalement différent. Si le webmestre a complètement disparu des grandes entreprises, replacé par une multitude de fonctions, il est maintenant le coeur de l'activité des PME.
" L'entreprise peut faire appel à une webagency, ou une SSII pour la réalisation de son site (voire sa mise à jour) mais dans de nombreux cas la PME va confier cette tâche à celui qui sera un webdesigner, résume François Adoue. Une fois le site créé, le chef d'entreprise demandera au "webdesigner" d'animer et de mettre à jour le site. Il devient en fait un webmestre ".
Pour accomplir sa tâche de webmestre, il se transformera aussi en webmarketeur, voire partiellement en community manager. Nous sommes donc avec un même professionnel occupant 4 rôles professionnels différents...
L'Observatoire International des Métiers de l'Internet : Ce constat repose sur les travaux de l'Observatoire International des Métiers de l'Internet qui regroupe sur une quinzaine de pays européens des Universités (publiques), des Ecoles professionnelles publiques et privées, des organisations professionnelles régionales et nationales, ainsi que des organismes intermédiaires accompagnant à la fois les entreprises (ex : Chambres de commerce) ou accompagnant les jeunes diplômés et demandeurs d'emploi. La Fédération Européenne de l'Economie Digitale EMF Forum e-Excellence qui fédère plus de 7 500 entreprises européennes est un des moteurs de l'Observatoire.
Des enquêtes en continu sont menées par les membres de l'Observatoire pour identifier les compétences nécessaires et décisives en matière d'emploi et de recrutement. Un fossé important entre les besoins du marché a été identifié : L'enseignement des compétences techniques correspond à peu près correctement aux besoins du marché de l'emploi (sauf dans des domaines très spécialisés développement technique, jeu vidéo....), par contre les compétences transversales sont peu développées : sens du travail en équipe, attention aux détails et à la précision, créativité et imagination, orientation client/utilisateur (partir des besoins du client et non des fonctionnalités de la machine !!!), cohérence avec la stratégie de l'entreprise...Capacité d'écriture (incluant orthographe et grammaire).
Un label européen : Cette enquête européenne a permis de publier 10 profils de fonction. Ces derniers ne sont pas à prendre comme des profils professionnels, chaque entreprise faisant un mélange de ces fonctions et des compétences nécessaires. Viennent également d'être publiées des recommandations pour les organismes de formation.
Ces différents documents et recommandations sont bien évidemment appliqués par des organismes de formation publics et privés. Un label Européen de qualité a été mis en place avec le soutien de la société DEKRA Allemagne mettant en valeur les organismes de formation qui appliquent ces recommandations et s'engagent à former à ces compétences transversales décisives pour l'emploi. Cette labellisation est ouverte à tout organisme de formation public ou privé, souhaitant démontrer son accord avec les besoins du marché de l'emploi dans le domaine Internet. Ce label a pour objectif de permettre aux étudiants de mieux s'orienter et d'identifier plus facilement les formations qui leur permettront d'entrer plus aisément dans le marché du travail.

 

EMBAUCHES, DEBAUCHE…

 

Sogeti
Activités : Services informatiques et d’ingénierie de proximité.
Nombre d’embauches : 20
Localisation : Ile-de-France
Types de postes : administration et ingénierie systèmes réseaux & sécurité, conception et développement en NTIC, assistance à la maîtrise d'ouvrage. Secteurs : énergie, utilities, transports et services publics.
Profils recherchés : de jeune diplômé à cadre expérimenté.
 

Alten
Activité : Ingénierie et Conseil en Technologies (ICT)
Nombre d’embauches : 1200
Localisation : Ile-de-France
Types de postes : électronique, logiciels embarqués & temps réels, production applicative & infrastructure, architecture SI, déploiement réseau, AMOA & PMO, conception & développement SI, gestion de projet,  etc.
Profils recherchés : de jeunes diplômés à cadres confirmés.
 

Airbus CIMPA
Activité : PLM (Product lifecycle management)
Nombre d’embauches : 200
Localisation : France
Types de postes : experts PLM (Catia V6  de Dassault Systèmes ou Windchill de PTC), spécialistes de la gestion de configuration et de la maquette numérique
Profils recherchés : cadres confirmés et jeunes diplômés. Maîtrise de l’anglais exigée
 

Sopra group
Activité : édition de logiciels.
Nombre d’embauches : 150
Localisation : Ile-de-France, Nord, PACA, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées
Types de postes : experts SAP, consultants, chef de projets, directeurs de projet et développeurs
Profils recherchés : jeunes diplômés à cadres confirmés
 

Sogeti High Tech
Activité : ingénierie et conseil en technologies
Nombre d’embauches : 700 postes
Localisation : France
Types de postes : conseil, ingénierie système, ingénierie physique, ingénierie logiciel et testing
Profils recherchés : jeunes diplômés à cadres confirmés
 

Groupe Lexsi
Activité : sécurité informatique et gestion des risques
Nombre d’embauches : 700
Localisation : France
Types de postes : auditeurs en sécurité des systèmes d’information, consultants en sécurité des SI, développeurs, analystes en cybercriminalité, assistants analystes en cybercriminalité, ingénieurs réseau et sécurité
Profils recherchés : de jeunes diplômés à cadres confirmés.
 

OVH.com
Activités : solutions de téléphonie et d’hébergement internet.
Nombre d’embauches : 500
Localisation : France et Belgique
Types de postes : administrateurs systèmes grands comptes (compétence dans Linux et Windows), ingénieurs développement, administrateurs systèmes, commerciaux, techniciens itinérants.
Profils recherchés : de jeune diplômé à cadre expérimenté.
 

Solucom
Activités : cabinet de conseil en management et système d’information.
Nombre d’embauches : 200.
Localisation : France.
Types de postes : stratégie et management, transformation SI, gouvernance SI, télécoms & innovation, architecture SI, Sécurité & Risk Management.
Profils recherchés : jeunes diplômés (moins de deux ans d’expérience).
 

Steria
Activités : services informatiques.
Nombre d’embauches : 1 200 en 2012.
Localisation : France.
Types de postes : consultants offres et/ou métiers (ERP, Monétique, Testing, Application Management, sécurité, infrastructure, etc.), directeurs et chefs de projet ; architectes (applicatifs, infrastructure ou SI) ; développeurs/concepteurs nouvelles technologies, UML, tests, etc. ; experts infogérance (Ingénieurs de production Unix, administrateurs systèmes et réseaux, analystes d'exploitation, etc.)
Profils recherchés : 60 % des postes destinés aux jeunes diplômés (moins de deux ans d’expérience) et apprentis.
 

Alten (re)
Activité : ingénierie et Conseil en technologies (ICT).
Nombre d’embauches : 240.
Localisation : Orléans.
Types de postes : électronique, informatique embarquée, AMOA et PMO, conception mécanique, méthode et process, qualité, logistique, systèmes d'information, développement SI, architecture SI, télécoms, etc.
Profils recherchés : de jeunes diplômés à cadres confirmés.
 

Airial Conseil
Activités : conception et maintenance de logiciels métier (finance, télécommunications, SIRH, etc.).
Nombre d’embauches : 50 au second semestre 2012.
Localisation : Paris, Lille, Lyon.
Types de postes : ingénieurs développeurs pour les technologies Java J2EE et C#.net ainsi que la Business Intelligence (Expert Business Object, Cognos, Microsoft, Jaspersoft, Informatica).
Profils recherchés : de jeunes diplômés à cadres confirmés.
 

Lexsi
Activités : sécurité informatique et gestion des risques.
Nombre d’embauches : 10.
Localisation : Lyon.
Types de postes : auditeurs, ingénieurs réseau et sécurité, consultants en gestion des risques.
Profils recherchés : jeunes diplômés.
 

SensioLabs
Activité : éditeur de solutions open source, dédiées à la conception et au développement d’applications web.
Nombre d’embauches : 30.
Localisation : France.
Types de postes : développeurs PHP/Symphony expérimentés, consultants techniques, ingénieurs R&D, chefs de projet techniques.
Profils recherchés : essentiellement des profils niveau bac +3/5, expérimentés.
 

Degetel
Activité : Société de conseil et d’ingénierie.
Nombre d’embauches : 230
Localisation : France (Paris, Lyon, Nantes, Brest, Lille, Aix en Provence), Belgique et Portugal. Types de postes : directeur artistique, directeur de la création, designer, graphiste, ergonome. Ingénieurs études et développement, chefs de projet, architecte Java/J2EE et .NET, Ingénieur, chef de projet, architecte Web (PHP, HTML5, javascript...), ingénieur expert iPhone ou Android. Consultants AMOA/MOA finance de marché, télécom et énergie. Consultant Télécom et Réseaux, etc.
Profils recherchés : de jeune diplômé à cadre confirmé.

Capgemini et Commerce Guys s'associent et recrutent 50 postes
La SSII Capgemini s’est récemment associée avec Commerce Guys, l’éditeur de Drupal Commerce. Ce partenariat spécifie l’embauche de 50 consultants techniques par les deux sociétés sur l’année 2012. En plus du recrutement conjoint, Capgemini et Commerce Guys formeront, durant trois semaines, les candidats sélectionnés à la technologie Drupal et aux enjeux de l’e-commerce en général. Les participants retenus pourront, par la suite, choisir d’intégrer l’une ou l’autre des deux entreprises, selon leurs préférences.
Le marché du e-commerce ne cesse de croître, progressant de 22 % l’année dernière avec des ventes de 37,7 milliards d’euros selon la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance). Dans le secteur, les besoins en personnel compétent augmentent, créant de nombreuses opportunités d’embauche.
 

Amazon crée 500 emplois à Chalon-sur-Saône
Le cybermarchand va ouvrir une troisième plate-forme logistique en France. Après ceux d'Orléans (Loiret) et de Montélimar (Drôme), un nouvel entrepôt de 40 000 mètres carrés, situé en périphérie de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), devrait créer 500 emplois directs et jusqu’à quatre fois plus en pic d’activité, selon l’AFP. La plate-forme sera opérationnelle à l'automne prochain.
Pour Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif présent lors de l’inauguration, cette implantation située sur ses terres permettra d’ « effacer la brûlure des 3 000 emplois disparus » avec le départ de Kodak.
 

L'Île-de-France soutient la création de 14 télé centres                                                      

La région francilienne finance à hauteur de 830 000 euros la création de 14 nouveaux télé centres et espaces de coworking.
La région Île-de-France a voté une aide de 830 000 euros pour accompagner l’émergence de 14 nouveaux télé centres et espaces de coworking (travail collaboratif), destinés aux salariés en télétravail et aux travailleurs indépendants pour échanger leurs connaissances. Pour les autorités régionales, « ces espaces de travail collaboratif favorisent les rencontres professionnelles tout en réduisant le temps passé dans les transports ». Ces projets ont été retenus parmi les 32 soumis. Ils sont situés dans six des huit départements franciliens (75, 77, 78, 92, 94 et 95).
Les projets sont portés par une collectivité ou une association
Pour obtenir l’aide régionale, les projets doivent être portés par une association ou une collectivité, et déboucher sur la création d’un télé centre ou d'un espace de coworking dans un délai d’un an. La région participe à hauteur de 50 % maximum du montant du projet. Cette subvention couvre les dépenses d’investissement : aménagement du lieu, achat de mobilier, infrastructure réseau… Parmi les 14 projets subventionnés, six sont des télé centres, le reste des espaces de coworking. Cinq sites sont situés dans Paris, trois en Seine-et-Marne (dont Fontainebleau), deux dans les Hauts-de-Seine (Sèvres et Nanterre), un dans le Val-d'Oise (Roissy), un dans les Yvelines (Les Mureaux), un dans le Val-de-Marne (Vincennes) et un en Seine-Saint-Denis (Tremblay-en-France).

 

Nokia va supprimer 10 000 postes d'ici à la fin 2013
L’ex-leader du mobile se déleste de son haut de gamme Vertu mais acquiert des technologies de traitement d’image.
Chez Nokia, les mauvaises nouvelles se suivent et se ressemblent. En prévision des résultats encore en baisse du deuxième trimestre, le constructeur finlandais annonce la suppression de 10 000 postes d'ici à la fin de 2013. Ce qui porterait à 40 000 le nombre de licenciements depuis l'arrivée, en 2010, de Stephen Elop, le PDG. Les hauts dirigeants ne seront pas épargnés, puisque sont sur le départ : Niklas Savander (Executive vice-président en charge des marchés), Mary McDowell (Executive vice-présidente, en charge des téléphones mobiles), ainsi que de Jerri DeVard (Chief Marketing Officer).
Acquisition des technologies d’imagerie de Scalado : Nokia va également tailler dans les unités de production. Des économies drastiques sont à prévoir dans sa division Devices & Services, qui devraient passer de 5,35 milliards d'euros en 2010 à 3 milliards fin 2013. Autre cure d'amaigrissement prévue : celle de son unité de production de téléphones de luxe Vertu, qui sera vendue à la société de capital investissement EQT VI. Voilà pour les mesures défensives. Côté offensif, le PDG annonce le renforcement du développement de la gamme Lumia, afin qu'elle se différencie de la plate-forme Windows Phone classique, notamment grâce à de nouvelles technologies et le développement de services fondés sur la géolocalisation.
Ainsi, pour se renforcer dans l'imagerie, il va acquérir les technologies du Suédois Scalado, spécialiste des applications graphiques. De quoi se différencier de la concurrence, estime Stephen Elop.
Une nouvelle garde entre en fonction : Nokia envisage également de vendre sa technologie de cartographie à d'autres. Mais il ne délaisse pas pour autant les modèles moins prestigieux, à savoir les Series 40 and Series 30, sans oublier les modèles intermédiaires, tels que Nokia Browser. Il compte d'ailleurs en faire le mobile adapté à la donnée le plus efficace au monde.
Côté encadrement, la relève est déjà prévue puisque devraient prendre leurs fonctions au 1er juillet Juha Putkiranta (Executive vice-président en charge des opérations), Timo Toikkanen (Executive vice-président en charge des téléphones mobiles), Chris Weber (Executive vice-président en charge des ventes et du marketing), Tuula Rytila (Senior vice-président and Chief Marketing Officer), enfin Susan Sheehan (Senior vice-présidente en charge de la communication).

RIM supprime 5 000 emplois et décale la sortie de Blackberry 10
Le fabricant des Blackberry voit son chiffre d'affaires baisser de 33 %, supprime 5 000 emplois et décale en 2013 la sortie du système d'exploitation BB10.
RIM poursuit son lent chemin de croix et voit sa situation financière s'aggraver au vu des résultats de son premier trimestre fiscal 2012 (clos le 2 juin). Aucun indicateur n'est au beau fixe. Avec 2,8 milliards de dollars de revenu, son chiffre d'affaires baisse de 33 % par rapport au trimestre précédent. Durant ce même trimestre, RIM a vendu seulement 7,8 millions de smartphones Blackberry et 260 000 tablettes tactiles Playbook. Plus inquiétant, les pertes nettes se creusent  (- 518 millions de dollars) contre un bénéfice de 695 millions de dollars un an plus tôt. En conséquence de quoi, le constructeur s'apprête à supprimer 5 000 emplois, dans le cadre d'un plan de réduction drastique de ses coûts de 1 milliard de dollars.
Une situation qui rappelle celle de Nokia... en 2010 : Enfin, l'ultime mauvaise nouvelle est venue du décalage pour début 2013 du lancement commercial du système d'exploitation Blackberry 10, censé enrayer la chute des ventes de ses smartphones. Alors que les fêtes de fin d'année sont propices au renouvellement des téléphones mobiles, RIM risque donc de voir ses indicateurs économiques et financiers se détériorer encore lors du deuxième semestre de l'année 2012. Le lancement attendu de Windows Phone 8 et de l'iPhone 5, fin 2012, risque d'accélérer la descente aux enfers de RIM.
Caractérisée par un système d'exploitation vieillissant et des ventes de smartphones en baisse, la situation du fabricant canadien rappelle celle de Nokia fin 2010, avant qu'il ne signe un accord stratégique avec Microsoft, ce qui, d'ailleurs, ne lui garantit pas d'être tiré d'affaires.

Nouvelle restructuration chez Cisco
L'équipementier en télécommunications vient d'annoncer sa décision de licencier près de 1 300 personnes. Soit 2% de ses effectifs. " Nous prenons une série de mesures de restructuration limitées qui vont toucher environ 2% de nos effectifs mondiaux ", explique le groupe qui emploie environ 65 000 personnes. Ces mesures " font partie d'un processus continuel pour simplifier l'entreprise et pour évaluer l'environnement économique dans certaines parties du monde ", poursuit Cisco qui avait pourtant annoncé en mai un bénéfice meilleur que prévu. Mais face à un environnement économique incertain, la société américaine avait donné des prévisions peu optimistes pour les dépenses dans le secteur. Son PDG, John Chambers, précisant même qu'il n'aimait pas " la tendance des dépenses des entreprises dans les technologies ".

Lourdes pertes pour Sharp qui annonce 5 000 suppressions de postes
Le fabricant japonais vient d'annoncer la suppression de 5 000 emplois à travers le monde, rapporte l'agence Reuters. Objectif : tenter de restaurer une rentabilité menacée par un marché du LCD en berne. " Quelque 5 000 emplois seront éliminés d'ici mars 2013 au moyen de départs naturels et de départs volontaires à la retraite ", indique Sharp dans un communiqué. Sharp a annoncé pour le premier trimestre de son exercice fiscal 2013 une perte nette de 138,4 milliards de yens (1,4 milliard d'euros), trois fois supérieure à celle de 49,3 milliards dévoilée un an plus tôt. Le chiffre d'affaires chute de 28,4% à 458,6 milliards de yens et le résultat d'exploitation affiche une perte de 94,1 milliards de yens.
Il s'agit, selon les médias japonais, du premier plan de suppressions d'emplois décidé par le groupe depuis 1950.
Pour l'ensemble de l'exercice, Sharp envisage une perte nette de l'ordre de 250 milliards de yens (2,5 milliards d'euros) contre 30 milliards de yens initialement.

Google supprime 4 000 postes au sein de Motorola
Le géant californien a dévoilé le premier volet de son plan de restructuration pour Motorola. La stratégie consiste à supprimer 4 000 postes, soit 20 % des effectifs.
Le New York Times vient de dévoiler le premier volet du plan de restructuration préparé par Google pour Motorola. Celui-ci s'avère drastique : il implique la fermeture du tiers des 94 implantations de l'industriel, ainsi que la suppression de 4 000 postes. Cela représente 20 % des effectifs.
Il y a tout juste un an, Google annonçait l'acquisition de Motorola pour la somme record de 12,5 milliards de dollars. Si cette prise de contrôle a quelque peu surpris les analystes, tous s'accordaient à dire que celle-ci était principalement motivée par le portefeuille de 17 000 brevets détenu par le pionnier de la mobilité. Un an plus tard, les résultats de Motorola Mobility ne sont guère brillants et l'américain pourrait bien connaître une descente aux enfers comparable à celle de son rival de toujours, Nokia.

Alcatel-Lucent annonce 5 000 suppressions de postes supplémentaires
Alcatel-Lucent a beau avoir pris les devants, l'annonce fait l'effet d'une douche froide. Voici quelques temps, l'équipementier lançait un avertissement sur ses résultats et anticipait de nouvelles pertes pour ce deuxième trimestre. Mais au sujet de suppressions de postes, pas un mot. Plus récemment, Alcatel-Lucent affiche un recul de 7,1 % de son chiffre d'affaires par rapport au trimestre de l'année précédente, à 3,54 milliards d'euros, assorti d'une perte de 254 millions d'euros.
La marge brute ajustée s’élève à 1,125 milliard d’euros soit 31,7% des revenus et la perte d’exploitation ajustée est de 31 millions d’euros soit -0,9% des revenus. Alcatel-Lucent annonce parallèlement à ces résultats le lancement de son Programme Performance destiné à réduire ses coûts de 750 millions d’euros supplémentaires, soit un total de 1,25 milliard d’euros d’économies d’ici fin 2013. Un programme qui passe par la suppression de 5 000 postes supplémentaires, à l'échelle du groupe... Aucune précision n'a été communiquée quant aux postes supprimés par pays. La France devrait être, comme les autres, touchée par ce plan.
« Notre performance au deuxième trimestre confirme une solide position sur de nombreux segments de marché porteurs, notamment l’IP, l’optique de nouvelle génération et l’accès haut débit, qui sont tous des domaines d’investissement clés au regard de notre stratégie High Leverage Network, souligne Ben Verwaayen, directeur général d’Alcatel-Lucent. »
« Pourtant, même si nous avons prouvé que nous pouvions être rentables sur le plan opérationnel, il est clair que, au regard du contexte macro-économique qui se détériore et de la concurrence qui règne sur les prix dans de nombreuses régions du monde et qui pèse sur notre rentabilité, nous devons amorcer une transformation plus ambitieuse. Nous lançons donc aujourd’hui le Programme Performance pour accélérer cette transformation et réduire nos coûts de 1,25 milliard d’euros d’ici la fin de l’année prochaine ; ce programme nous assurera de garder une longueur d’avance sur les réalités du marché. Aujourd’hui, l’heure est à la fermeté. »
« Depuis 2009, nous avons porté nos efforts sur le développement d’activités très rentables et porteuses, en adéquation avec les besoins des principaux fournisseurs de services dans le monde, poursuit Ben Verwaayen. Ces clients font appel à nous aujourd’hui pour leurs infrastructures critiques et ils partagent également notre vision du réseau du futur. Nous continuerons à investir massivement dans ces activités dans les régions clés du monde. »
« Nous avons considérablement accru notre efficacité : en rationalisant notre portefeuille de produits, grâce au développement du co-sourcing (achats conjoints), par la réduction de nos coûts et une meilleure gestion de notre besoin en fonds de roulement. Le moteur de l’innovation n’a cessé de tourner à plein régime avec un niveau d’investissement en recherche et développement constant, nos ressources étant redéployées de manière cohérente avec notre stratégie High Leverage Network, dont les ventes représentent désormais plus de la moitié de celles du segment Réseaux. »
« Nous avons renforcé notre flexibilité opérationnelle et celle de notre chaîne d’approvisionnement. Le niveau de financement tant des retraites que des autres régimes postérieurs à l’emploi s’est amélioré, résultat d’un ajustement des obligations d’engagements, d’une allocation prudente des investissements et d’évolutions réglementaires qui laissent suggérer qu’il n’y aura pas de contribution au financement des plans américains avant au moins 2016. Nous avons augmenté notre trésorerie et diminué notre dette depuis le quatrième trimestre 2008, avec un impact net positif de 625 millions d’euros sur notre trésorerie, et nous visons un niveau de trésorerie nette élevé à la fin de l’année 2012. »
Alcatel qui a réalisé un chiffre d'affaires de 15,3 milliards d'euros en 2011 est une société de droit français dont le siège social est installé à Paris. Elle emploie aujourd'hui environ 76 000 personnes dans 130 pays.

Nouveau plan de départs volontaires chez Oracle France
Bis repetita. Après ceux annoncés en 2009 et 2010, l’éditeur a initié un nouveau plan de départs volontaires. Le nombre de postes supprimés serait, de source syndicale, « significatif ». A la différence de ce qui s'était passé lors des plans précédents, la direction d’Oracle France ne prévoirait pas de départs contraints. Le nombre de volontaires serait toutefois en deçà de ses attentes.
Les candidats ont jusqu’au 16 août pour se manifester et présenter leur projet de reconversion ou de création d’entreprise. Un appel au volontariat qui devrait à nouveau remplir son objectif, les mesures d’accompagnement annoncées étant supérieures à celles du plan précédent.
Comme les années passées, les fonctions de soutien au « business » paieraient le plus lourd tribut. Des métiers de back office délocalisés dans les pays à bas coûts comme l’Egypte, l’Inde, la Roumanie ou l’Irlande. Ces délocalisations ne seraient pas justifiées, aux yeux d’une source syndicale, par des difficultés économiques.

Plan de départs volontaires chez Microsoft France
Selon La Tribune, la filiale française de Microsoft a présenté vendredi en comité d'entreprise un plan de départs volontaires portant sur 30 postes au sein de sa division publicité et internet.
D’après le site d’information économique, l’éditeur, qui emploie 1 400 salariés dans l’Hexagone, justifierait ces suppressions d'emplois par « le poids hégémonique de Google dans la recherche sur internet et les mutations en cours du marché de la publicité en ligne ».
Si elle se confirme, cette restructuration serait une première. En 2009, la France était passée à travers les mailles du filet lors d'un plan social qui avait vu 5 000 emplois détruits à travers le monde.

HP va supprimer 520 postes en France
Le chiffre est tombé en Comité de Groupe. Selon la CFCT, HP supprimera 520 postes en France d’ici à 2014. Soit environ 10 % des effectifs. Un ratio équivalent à celui appliqué par le géant américain en Europe (8 000 emplois perdus). Ces suppressions d’emploi seront équitablement réparties entre les deux sociétés du groupe : HP France et HP CCF (Centre de compétences France).
D’après le syndicat, « le PDG, Gérald Karsenti, aurait annoncé vouloir procéder uniquement à des départs volontaires, exclusivement au travers d’un dispositif de retraite anticipée ». Il s’engagerait, par ailleurs, à embaucher 210 jeunes sur trois ans. Les départs volontaires et les reclassements devraient intervenir en 2013 et 2014.

SFR et Bouygues vont supprimer des postes en accusant Free
Selon SFR et Bouygues, l'arrivée de Free Mobile avec ses tarifs fracassants faisait planer le spectre du chômage au-dessus d'eux. Les deux opérateurs semblent sur le point de mettre leur menace à exécution.
Depuis son arrivée, Free Mobile est montré du doigt comme le responsable potentiel de la suppression de milliers d'emplois dans le secteur de la téléphonie mobile. En réponse aux offres low cost du quatrième entrant, les trois opérateurs historiques ont dû réagir et proposer à leur tour des tarifs largement revus à la baisse. Conséquence directe : leurs chiffres d'affaires seront lourdement écornés en 2012. Et si Orange a plutôt bien résisté avec son large portefeuille de clients et ses activités diverses, il n'en va pas de même pour SFR et Bouygues Telecom.
Plans de départs volontaires en vue : Pour ce dernier, le bénéfice net sur les trois premiers mois de 2012 s'est établi à 59 millions d'euros et le chiffre d'affaires n'est pour le moment en recul que de 3 %. L'opérateur prévoit une baisse des ventes de l'ordre de 10 % et un plan de 300 millions d'euros d'économie a été lancé récemment. Malheureusement, l'effort ne semble pas suffisant pour pallier la baisse du chiffre d'affaires estimée entre 15 à 20 % pour l'année 2012. L'opérateur devrait, selon nos confrères des Echos, annoncer « un plan de départs volontaires concernant plusieurs centaines de salariés ».
Au sein de SFR, même son de cloche ! L'opérateur, qui a perdu 620 000 abonnés au premier trimestre, est également aujourd'hui et demain en comité central d'entreprise pour annoncer sa réorganisation stratégique. Un porte-parole de la direction cité par l'AFP a déjà précisé : « On a présenté une méthode et un calendrier de mise en œuvre : le plan de réorganisation sera lancé en novembre prochain. En même temps, en novembre, on présentera à la négociation aux partenaires sociaux un plan de départs volontaires », sans préciser aucun chiffre...
Free... coupable idéal ? Les opérateurs semblent avoir savamment orchestré ces annonces. Il y a quelques jours, Thierry Breton, ancien PDG de France Télécom, y allait de sa tribune dans les colonnes du Monde en planifiant pas moins de « 50 000 à 70 000 destructions de postes dans les deux ans ». Aujourd'hui, c'était le tour d'Olivier Roussat, PDG de Bouygues Telecom, dans Les Echos :« [...] tous les acteurs des télécoms sont frappés : les opérateurs, mais aussi sous-traitants et distributeurs, puisque le modèle Free d'abonnement sans téléphone ne peut que mettre en difficulté les réseaux indépendants de boutiques ».
Free Mobile a bon dos et devient le coupable idéal pour officialiser des coupes franches dans les emplois du secteur de la téléphonie mobile. Sauf que tout le monde n'est pas de cet avis, y compris parmi les professionnels du secteur. Plusieurs responsables syndicaux CFDT et FO que nous avons contactés ont un avis plus pondéré sur la question : s'ils ne minimisent pas l'impact de l'arrivée de Free sur l'emploi, tous s'accordent à dire que les « employeurs de second rang »– notamment les centres d'appels – n'ont pas attendu l'arrivée du quatrième opérateur pour réduire les coûts, tailler dans les effectifs ou même délocaliser.
Et par ailleurs, comme le soulignait Xavier Niel dans Les Echos du 22 juin dernier, la réduction du montant de la facture de l'abonné peut, certes, dans un premier temps, générer des suppressions d'emplois. Mais, à plus long terme, cette augmentation du pouvoir d'achat du consommateur sera tôt ou tard réinvestie dans un autre pan de l'économie, générant à son tour de nouvelles créations d'emplois.

 

EMPLOYABILITE

 

UponJob teste le candidat avant qu'il n'envoie son CV
 « Avant même d’être autorisé à envoyer son CV et sa lettre de motivation, le candidat doit relever un challenge », déclare Romain Goby, fondateur et président d’UponJob, nouveau site de recrutement. Le challenge est le suivant : répondre à cinq questions posées par l’employeur sur le profil de la petite annonce postée en ligne. Exemple : pour l’annonce d’un Community Manager, l’entreprise Mailjet a, notamment, posé la question suivante : Mailjet a des comptes Twitter en espagnol, allemand, anglais et français. Donnez, en cinq points clés, les différentes choses à faire pour coordonner ce que chaque compte va poster.
Des questions pour juger les candidats dans des conditions réelles : « Par ce challenge, l’entreprise met le futur candidat face à des problématiques bien réelles. Une façon rapide de faire une première sélection », précise Romain Goby. Si l’entreprise est satisfaite des réponses d’un candidat, elle le contacte et engage alors avec lui un processus de recrutement classique. Afin d’aider les entreprises, le site a développé une méthodologie de création de questions. Pour une annonce, le recruteur paie 399 €. Pour un pack de dix, le tarif descend à 299 € l'annonce.

Choose your Boss : le site de rencontre entre les candidats et leurs recruteurs
35 000 embauches sont attendues cette année dans le secteur informatique. Et pour permettre aux informaticiens et aux recruteurs de se rencontrer, Laurent Chollat-Namy a créé Choose Your Boss, une plateforme de mise en relation.
Choose Your Boss permet en effet de mettre en relation les candidats à l'embauche et les recruteurs en fonction des affinités, des attentes et des profils de chacun.
Pour que ça marche, le recruteur doit donc déposer son offre (associée à des « tags » de compétences) et offrir un aperçu concret du profil qu’il recherche. Choose your Boss lui fournit ensuite l'accès à des profils IT qualifiés et lui permet d’identifier les candidats correspondant précisément à ses critères.
Le candidat peut lui aussi créer son profil détaillé, lui rattacher ses comptes de réseaux sociaux (Viadeo et LinkedIn) et recevoir ensuite des propositions de postes en phase avec ses souhaits préétablis. Il a la possibilité de donner suite si l’offre d’emploi correspond vraiment à ses critères (compétences requises, salaire proposé, taille de la société, etc.).
"Nous avons longuement discuté avec des recruteurs et des informaticiens pour identifier leurs besoins et leurs pratiques" explique Laurent Chollat-Namy, le fondateur de Choose Your Boss. "Cette réflexion nous a amenés à réinventer la mise en relation candidat / recruteur en nous inspirant des sites de rencontres".
L'objectif de la plateforme étant que les candidats du secteur IT reprennent le pouvoir et soient "chassés" selon leurs propres critères.

Facebook pourrait lancer son service d'offres d'emploi
Le service pourrait bientôt être disponible. Pour l'heure, pas d'affolement chez les acteurs du e-recrutement.
Les rumeurs vont bon train depuis plusieurs mois : Facebook s’apprêterait à créer, d’ici la fin de l’été, son propre service de diffusion d’offres d’emploi. L’information, reprise dans le Wall Street Journal, n’est pas, à ce jour, confirmée par Facebook. Le réseau social, qui revendique aujourd’hui près de 25 millions d’utilisateurs actifs dans l’Hexagone, devrait s’appuyer sur plusieurs acteurs tels que BranchOut, Jobvite ou work4Labs pour proposer un service intégré au réseau qui permettrait de consulter des offres d’emploi et, probablement aussi, de créer un CV à partir de son profil Facebook.
Alors, Facebook représenterait-il une menace pour les acteurs du recrutement en ligne, qu’il s’agisse des sites d’emploi classiques ou des réseaux sociaux professionnels tels que LinkedIn ou Viadeo ? L’écosystème français ne s'inquiète pas outre mesure. Pour Jacques Froissant, président d’Altaïde, c’est une rumeur récurrente, mais qui a du sens et qui semble cette fois-ci plus fondée : « En effet, un nombre non négligeable de sociétés américaines recrutent sur Facebook, qu'il s'agisse de diffusion par les salariés des offres, d'applications, de fan pages dédiées, etc. »
Les job boards attaqués de toutes parts : Jacques Froissant estime que ce sont d’abord les job boards classiques qui sont menacés plus que des réseaux sociaux comme LinkedIn, clairement positionnés sur les cadres – là ou Facebook est plus grand public. « Le site Monster, avance-t-il, est attaqué de tous côtés par des acteurs qui lui prennent des parts de marché : les réseaux sociaux professionnels et, de plus en plus, Facebook. Il est d’ailleurs déjà officiellement à vendre, mais il pourrait rapidement ne plus être intéressant que par sa seule base de clients et de candidats. L’intérêt d’un rachat serait de reprendre cette base pour la transférer dans un autre service. Des rumeurs disent que LinkedIn regarderait le dossier. »
Du côté de Viadeo, pas de panique. « Je ne pense pas que Facebook se lance dans l'offre d'emploi, assure Olivier Fecherolle, directeur général Stratégie & Développement de Viadeo. Pendant longtemps, on prêtait régulièrement à Google des idées d'entrée sur ce marché. Désormais c'est Facebook, attendons les déclarations officielles ! »

Small iz beautiful : un site de recrutement dédié aux PME
Cette plate-forme permet aux PME de proposer leurs offres d’emploi destinées aux cadres.
A l’heure où les PME concentrent les deux tiers des emplois en France, le recrutement au sein de ces structures reste complexe : abondance de CV non qualifiés, rareté des profils ciblés, frilosité et méconnaissance des candidats à l’égard des PME. D’où l’idée de créer Small iz beautiful, un site d’offres d’emploi sur lequel les PME déposent leurs annonces, présentent leurs activités dans des fiches détaillées et expliquent leurs projets.
Par ailleurs, des offres de stages leur permettent également de gagner en visibilité auprès des grandes écoles et des universités.
De leur côté, les candidats déposent leur CV gratuitement. Un secteur d’activité est dédié aux TIC (technologies de l'information et de la communication).

NextiraOne veut se féminiser
Bien qu'en plein boom (450 000 nouveaux emplois attendus d'ici à 2015), le secteur des TIC reste très masculin. Pour favoriser le recrutement des femmes et leur promotion au sein de NextiraOne, l'intégrateur a créé en juillet 2011 un cercle de femmes : NX'Elles. Il regroupe 100 employées parmi les 300 que compte l'entreprise, sur un total de 1 300 salariés.
NX'Elles travaille aujourd’hui sur quatre axes principaux : développer l’attractivité de l’entreprise NextiraOne pour les femmes, inclure les femmes aux postes de management, mettre en valeur les métiers administratifs majoritairement occupés par des femmes et valoriser celles travaillant dans les équipes régionales de la société.

Bouygues Télécom soutient les femmes entrepreneurs dans le secteur du numérique
Alors que les femmes sont aussi nombreuses que les hommes à se déclarer tenter par la création d’entreprise, elles ne sont que 29 % à franchir le cap. Aussi, pour tenter d’accroître ce taux, Bouygues Télécom profite du salon des micro-entreprises (du 9 au 11 octobre 2012) pour organiser le Prix de la femme entrepreneur numérique. Objectif : soutenir celles qui se sont lancées récemment dans l’entrepreneuriat numérique ou qui sont tentées par l’aventure.
Ce concours s’adresse aux femmes qui dirigent une entreprise française de moins de 20 salariés – créée avant le 10 septembre 2012 – et dont l'activité est liée au secteur du numérique. Il concerne également celles qui viennent de lancer un projet sur ce secteur (début de l’activité avant le 10 septembre 2012, date de clôture des candidatures).

Steria poursuit son engagement en faveur de l'emploi des personnes handicapées avec la signature d'un accord sur 3 ans
Cet accord s'inscrit dans une démarche à long terme avec pour objectif de doubler le taux d'emploi de personnes handicapées au sein des effectifs de l'entreprise d'ici 2015. Le dispositif, porté par un accord cosigné de la direction et de la quasi-totalité des partenaires sociaux, prévoit une série de mesures concrètes pour répondre aux problématiques spécifiques du handicap dans le secteur informatique.
Une série de mesures concrètes pour promouvoir l'intégration et le maintien dans l'emploi des personnes en situation de handicap .La création d'une mission handicap en 2008 avait déjà permis à Steria de doubler le nombre de salariés handicapés dans ses effectifs. En signant son premier accord, Steria renforce les mesures déjà entreprises:
• Recrutement : Steria s'engage à recruter 75 personnes en situation de handicap en 3 ans sur l'intégralité des postes existants ou ouverts au sein du Groupe Steria.
• Maintien dans l'emploi : Steria prolonge ses actions relatives au maintien dans l'emploi et à l'amélioration des conditions de travail de ses salariés handicapés (aménagement et adaptation complets des postes de travail ; accès prioritaire aux formations dédiées au maintien de l'employabilité ; mise en place d'une hotline dédiée au handicap ; prise en charge des coûts de transport adapté, du matériel médical / paramédical lié au handicap - pour l'intégralité de la partie non-remboursée par l'assurance maladie et la mutuelle d'entreprise - ; octroi de chèques emploi services universels) .
• Sensibilisation : Steria a mis en place une équipe dédié à 100%, avec des relais dans ses agences régionales pour mobiliser l'ensemble de ses 6000 collaborateurs via de nombreuses initiatives : mise en place d'une hotline pour les collaborateurs handicapés, leurs managers, leur famille ; envoi d'une plaquette d'information au domicile de chaque collaborateurs ; mise en place d'ateliers, d'animations, etc.
• Enfin, Steria s'engage à développer sa politique d'achat auprès des entreprises du secteur protégé, et à augmenter ses volumes d'achat de produits et services auprès des Etablissements et Service d'Aide par le Travail et des Entreprises Adaptées.
« Cet accord prévoit la mise en place d'une série de mesures qui vont bien au-delà du recrutement et de l'amélioration des conditions de travail de collaborateurs en situation de handicap», explique Emmanuelle Pays, Directrice du Développement RH et de la Diversité Steria France. « Une démarche active dans ce domaine ne peut se résumer à l'implication de quelques personnes. Nous poursuivons ainsi la sensibilisation de l'ensemble de nos collaborateurs, et plus particulièrement des managers et de l'ensemble des acteurs des ressources humaines. »
Steria a également associé à cette démarche le groupe Handicap Numérique, groupe de travail créé au sein du Syntec Numérique et dédié au sujet du handicap, afin de s'assurer de sa cohérence au sein du secteur des services informatiques et de partager ses bonnes pratiques.
« Les membres du CCE ainsi que les organisations syndicales signataires ont pris une part active dans la rédaction et la mise en place de cet accord. Ce dernier ouvre de nouvelles perspectives et donne les moyens à notre entreprise d'intégrer les salariés porteurs d'un handicap au sein de nos entités. », commente Malek Ferhati, Secrétaire du CCE et Responsable National F.O du Secteur ICS (Informatique - Conseil - Service) qui ajoute : « Nous espérons que les objectifs fixés dans cet accord seront atteints et dépassés afin de redonner toute la place qui leur revient dans le monde du travail aux porteurs d'un handicap et ainsi contribuer à rétablir l'égalité des chances pour tous à laquelle nous aspirons. Ce n'est que part le dialogue social que nous serons en mesure de faire tomber les barrières et freins existants au sein de nos entreprises et à ce titre cet accord y participe. »
Une formation aux métiers de l'informatique pour favoriser le retour à l'emploi des personnes en situation de handicap : Lancées en 2010 à l'initiative de Steria et de l'AGEFIPH, les formations de reconversion permettent de répondre à la problématique majeure de l'employabilité des personnes handicapées dans le secteur informatique. Durant la période de l'accord, Steria poursuivra cette initiative innovante alliant période de formation et de professionnalisation et qui permet aux bénéficiaires de décrocher un diplôme ainsi qu'un premier emploi au sein du secteur.
« Du fait de mon statut de Travailleur Handicapé et grâce à la confiance de Steria, j'ai pu bénéficier d'une reconversion professionnelle en développement informatique. Cette formation a été pour moi très enrichissante sur le plan intellectuel et humain.» témoigne Nadia, diplômée d'un DEUST en biotechnologie et reconvertie à l'informatique en lors de la première session de formation en 2010.
L'objectif de Steria est de former à ses métiers 40 personnes en 3 ans, en leur proposer un contrat de travail à l'issue de leur cursus.
« Cette initiative ouvrira la voie, je l'espère, à d'autres engagements du même type au sein de l'écosystème des SSII », conclut Olivier Vallet, Directeur Général, Steria France. « Travaillant sur l'attractivité des SSII au sein du Syntec Numérique, je suis particulièrement sensible à l'attractivité de notre métier envers les populations handicapées. Steria, très en pointe dans le domaine de l'innovation sociale, se doit d'être exemplaire dans son approche et son ambition autour de cet enjeu stratégique pour l'ensemble du secteur. »

Des seniors sur le carreau alors que des postes sont vacants
Les entreprises ont du mal à trouver des développeurs, chefs de projet ou ingénieurs systèmes. Pourtant, les profils expérimentés pointent au chômage.
Le baromètre du site d’emploi généraliste, Jobintree, réalisé sur le mois de juillet 2012 (100 000 offres d'emploi et 300 000 candidatures étudiées), indique une fois encore que certains profils de candidats manquent à l’appel. Mais il note surtout un paradoxe : les entreprises se plaignent de pénurie de développeurs (PHP, HTML 5) de chefs de projet informatique, d'ingénieurs d’exploitation, d'ingénieurs systèmes et réseaux, alors que ces compétences existent sur le marché.
Et pour cause. « Contraintes de maîtriser le coût de leur masse salariale, les entreprises cherchent des profils techniques spécialisés, mais ne souhaitent pas s’offrir des profils seniors plus onéreux », explique Fabrice Robert, directeur général de Jobintree. Résultat : les seniors restent sur le carreau.

Cinq pistes pour relancer la carrière des seniors
Le cabinet Nouvelle Carrière a réuni des experts, des responsables RH et des DSI pour échanger sur les perspectives de carrières des seniors dans les métiers IT. Voici quelques bonnes pratiques…
1. Aider les seniors à envisager leur seconde partie de carrière : « La deuxième partie de carrière n’est pas un mythe. Avant 45 ans, on veut plus de responsabilités, plus d’argent... Après, on envisage la suite en s’appuyant davantage sur des critères subjectifs – si sa vie professionnelle est un succès, si on s’y sent bien. On raisonne davantage en termes d'envies », explique Vincent Giolito, directeur de Nouvelle carrière. Ces professionnels doivent se dire qu’il est légitime de chercher un second souffle dans la suite logique de la première carrière et, pourquoi pas, dans des domaines différents. Les entreprises doivent les aider à identifier leurs aspirations en ce domaine.
2. Favoriser la transmission des savoirs : Pour offrir des trajectoires de carrière aux seniors, le groupe d’ingénierie Assystem n’a pas hésité à transformé son organisation. En plus des filières managériales et commerciales, il a en a créé une troisième, d’expertise technique. Il a permis notamment à 150 seniors de partager leur savoir en formant des nouveaux embauchés, en devenant consultant en interne ou même à l’extérieur, dans des écoles d’ingénieurs. Les seniors sont aussi associés à des projets d'innovation et de produits nouveaux, tel que la conception d'un hydravion ! Une initiative intelligente, qui permet à l’entreprise de capitaliser sur leur expérience et sur leurs connaissances et aux seniors d’afficher leur dynamisme.
3. Leur offrir des opportunités à l’étranger : Après avoir travaillé dix ans sur des restructurations dans les télécoms et ayant vu beaucoup de départs anticipés en retraite, Didier Baichère, le DRH de Logica France, estime qu’il importe de mettre l’accent sur la mobilité interne plutôt que d’embaucher à l’extérieur. Après 45 ans, beaucoup de collaborateurs sont de nouveau disposés à voyager, voire à prendre des missions à l'étranger.
4. Oser encourager la reconversion interne : Bon nombre d’informaticiens ont du mal à se projeter dans un nouveau poste au sein de leur entreprise. Or, ils sont aujourd’hui très souvent en lien direct avec les différents métiers, ce qui peut leur ouvrir des perspectives intéressantes. En plus, ils connaissent déjà l’entreprise, ses rouages, sa culture. Pour Sylvaine Pascual, fondatrice et coach chez Ithaque Coaching, « un salarié que son entreprise a écouté, entendu et accompagné dans une reconversion en interne sera reconnaissant et d’autant plus motivé ». Mais dans la pratique, de nombreux freins subsistent. « Je rencontre des seniors qui financent eux-mêmes leur reconversion car ils ont peur d’en parler dans leur entreprise. C’est mal vu. Ils vous disent toujours qu’ils connaissent quelqu’un qui l'a fait et qui s’est retrouvé placardisé… La reconversion est source de crainte, alors que c’est un sujet qu’ils peuvent aborder avec leur employeur », précise-t-elle.
5. Les aider à se vendre : Il n’y a pas toujours d’opportunités en interne. Du coup, des seniors se retrouvent sur le marché de l’emploi du jour au lendemain. Ce qui est très perturbant, surtout après plusieurs années de travail acharné et parfois de vrais conflits avec leur hiérarchie. Comme l’explique Joëlle Planche-Ryan, du Pôle carrières, à la société des diplômés des Arts et Métiers, « il faut aider les seniors à se vendre en entretien, à construire leur discours, à mettre en avant leur leadership. Quel type de DSI êtes-vous ? Quelle est votre valeur ajoutée ? » Une question cruciale, qui suppose un vrai travail d’introspection.

Travail : la fin des horaires de bureau classiques
Une étude menée par Mozy révèle que 73% des patrons sont plutôt tolérants face aux retards de leurs employés. Ils sont en effet persuadés que ces derniers commencent à travailler avant même d'arriver au bureau. Pas de stress donc, les petits manquements aux horaires de bureau ne devraient pas provoquer de crise majeure. 
Généralement, les patrons ferment les yeux sur un retard n’excédant pas les 32 minutes et pourraient même laisser leurs employés passer un peu plus d’une journée à travailler depuis la maison sans que cela ne leur pose problème. Les patrons Français sont d'ailleurs loin d’être les plus stricts, et se rapprochent des patrons américains qui tolèrent un retard allant jusqu'à 40 minutes. Les patrons anglais et allemands, en revanche, sont moins souples et grognent dès que le retard dépasse 20 minutes. C'est bon à savoir.
Reste que les technologies mobiles ont définitivement sonné le glas des journées de bureau classiques (9h à 17h). Aujourd’hui d'ailleurs, 75% des employeurs mettent à disposition de leurs salariés des outils leurs permettant d’effectuer leur travail n'importe où. Toutefois, les entreprises françaises n’ont pas encore compris tout l’intérêt de cette disponibilité des ressources à distance. En effet, pour 73% d’entres elles, seul les emails sont mis à disposition des employés. Ce n'est pas assez.
L’étude confirme qu'un employé sur cinq démarre sa journée en vérifiant les emails reçus dans la nuit, alors qu’il est encore au lit et ce, dés 7h du matin. Si la majorité des employeurs ne voit pas d’inconvénient à ce que les journées de travail de leurs employés commencent plus tard, ils attendent en retour plus de flexibilité de leur part. Ainsi, les patrons ont tendance à être moins regardant sur les horaires auxquels ils appellent leurs employés et n'hésitent plus à les joindre de plus en plus tard le soir. Les français sont d'ailleurs les moins intransigeants sur cette donnée, 43% d’entres-¬eux seulement considérant qu’après 19h00 il n’est plus justifié de les appeler.
Cette étude confirme en tout cas que de nouvelles habitudes de travail ont été prises ces dernières années, mais sous-¬estime certainement la quantité de travail fournie par les employés en dehors du bureau. "Dans l’ensemble, les patrons estiment que les salariés passent en moyenne 55 minutes a travailler en dehors de leur bureau alors qu’ils ont déjà travaillé en moyenne 46 minutes avant d’y arriver" fait remarquer Mozy. "L’étude nous démontre qu’en moyenne les salariés commencent à regarder leurs emails professionnels à 7h42 le matin, arrivent au bureau vers 8h18, le quitte à 17h48 et arrêtent totalement de travailler à 19h19, ce qui signifie que les employés sont en « mode travail » presque 12 heures par jour" précise Claire Galbois-Alcaix de Mozy. "Patrons et employés reconnaissent tous l’avantage d’une véritable collaboration entre temps de travail et vie personnelle pour estomper le fait que les travailleurs travaillent de plus en plus et que les patrons ont plus de disponibilité de la part de leurs équipes quand ils en ont besoin" conclut-elle.
Au final, le travail est désormais considéré comme quelque chose que l’on fait, et non plus comme l’endroit où l’on va.

Astreintes : ces informaticiens shootés à l’urgence
Une étude classe les fonctions IT les plus exposées à des contraintes de disponibilité. Sans surprise, on trouve le DSI, l’expert en sécurité ou le responsable de datacenter.
 « Je dois être de garde de nuit afin d’avoir la possibilité de réaliser un travail de qualité de jour. » Ce propos d’un DSI américain pourrait faire sourire, s’il n’illustrait pas un quotidien vécu par un certain nombre de professionnels de l'informatique.
Dans un monde ultrarapide et ultra connecté, la disponibilité permanente 24/7/365 ressemble de moins en moins à un cliché. Une étude (menée au cours du mois de février auprès d'environ 800 professionnels de l'informatique en Asie, Europe, Amérique latine et aux Etats-Unis) d’Emerson Network Power, spécialiste de la protection et de l’optimisation des infrastructures critiques, classe ces fonctions IT « always on ». C’est-à-dire les plus sujettes à être opérationnelles en permanence.
Sans surprise, on trouve en tête du classement les cadres dirigeants. A commencer par le DSI. L’exigence de son titre l’oblige à prendre des décisions importantes et à tout moment. Certains DSI interrogés déclarent devoir être disponibles pour prendre les appels d'urgence jusqu'à être suivis à la trace sur leur lieu de vacances.
Ses adjoints ne sont pas mieux lotis. Le directeur ou responsable informatique peut être appelé à tout moment en cas d'urgence ou de tâches de routine, y compris de nuit et le week-end.« Une faille de sécurité signifie que je dois faire l'impasse sur une soirée avec ma femme », avance un directeur informatique européen du secteur financier.
Certains opérationnels doivent être également sur le pont lors de tâches de maintenance ou à l’occasion d’une panne. Un responsable de datacenter se compare d’ailleurs aux machines qu’il supervise : « Je dois rester en marche, tout comme un système doit fonctionner 24 heures par jour, tout au long de l'année. »
Le stress mêle souffrance et satisfaction au travail : Le stress est d’autant plus important que le professionnel n’a pas la maîtrise totale des décisions. Plus de la moitié (57 %) des spécialistes de la sécurité IT estiment ainsi que le succès des opérations dépend d'éléments qu'ils ne contrôlent pas.
Plus en retrait, les développeurs n’en sont pas moins pris par le sentiment d’urgence. Les programmeurs interrogés sont 87 % à dire que les autres dépendent en grande partie de leur travail. Pour autant, un tiers déclare ne pas avoir le temps de produire du travail de qualité. Cette perception de travail bâclé passe à 58 % pour les responsables de bases de données.
Enfin, l’enquête rappelle que le stress mêle étroitement souffrance et satisfaction au travail. « Certaines personnes interrogées se disent fières de faire un excellent travail dans un métier difficile, d'autres déclarent même "j'adore mon travail !" »

Garder ses équipes motivées en temps de crise
En période de tensions, le manager a, plus que jamais, un rôle déterminant à jouer pour motiver ses troupes et maintenir leurs performances. Voici quelques conseils pour garder le cap…
1. Impulser de nouveaux projets : « En temps normal, chacun a tendance à asseoir son travail dans une routine », raconte Normann Hodara, directeur des opérations chez GFI Informatique. Le manager a donc tout intérêt à profiter d’une période de crise pour se montrer créatif, innover et mettre en œuvre de nouveaux projets. C’est un bon moyen d’accroître ou de relancer la motivation de son équipe, en dépit des turbulences.
2. Être proche de ses collaborateurs : Pour éviter que la démotivation ne gagne une équipe et qu’elle ne détériore l’ambiance au bureau, il est important que le dirigeant soit particulièrement présent auprès de ses collaborateurs et qu’il consacre chaque jour du temps à les écouter. « Il est impératif qu’il descende de son piédestal pour ressouder ses équipes en partageant leurs difficultés et en faisant preuve d’exemplarité », insiste Normann Hodara. Si les entrevues individuelles sont nécessaires, elles ne sont pas suffisantes. Le manager s’efforcera de les étayer de rencontres moins formelles dans les couloirs ou autour de la machine à café, par exemple.
3. Relâcher la pression : Le dirigeant doit être particulièrement attentif à chacun de ses collègues et savoir relâcher la pression. Pour Normann Hodara, il importe de bien délimiter le temps de travail et celui de l’évaluation. Dans un contexte délicat, « pour maintenir une dynamique, le chef d’équipe ne se mettra pas en mode “évaluation continue”. Cela peut générer un stress destructeur, précise-t-il. En revanche, s’il constate qu’un collaborateur rencontre des difficultés, il doit pouvoir le soutenir. » L’évaluation ou la sanction viendra en temps voulu.
4. Ne pas affoler inutilement : La communication est un élément clé pour maintenir un climat apaisé et une motivation intacte des collaborateurs. Toutefois, dans les périodes de tensions, les rumeurs et les bruits de couloirs vont bon train. « Il est donc important de savoir garder une certaine retenue et de ne pas communiquer sur des informations qui ne sont qu’au stade de la réflexion, considère Normann Hodara. La transparence totale est dangereuse et peut, à un certain moment, se révéler anxiogène. »
5. Conserver le cap : « Le dirigeant doit être capable de rassurer ses équipes. Pour cela, il est important qu’il relativise la crise. S’il lui faut fixer des perspectives à court terme pour s’adapter à ce contexte particulier, il lui revient aussi de veiller à ne jamais perdre de vue l’horizon. » Pour Normann Hodara, c’est l’un des points capitaux pour remettre son équipe dans une dynamique positive. Concrètement, il est nécessaire qu’il s’efforce « de clarifier les situations, de faire des choix et d’aider ses troupes à se recentrer sur l’essentiel ». Qu’il apprenne, en définitive, à naviguer en eaux troubles.

Le conflit se radicalise chez Business Solutions de Thales
Direction et représentants du personnel de Business Solutions, entité de Thales Services, s’opposent depuis des mois au sujet de la vente de la société à GFI.
Le bras de fer entre syndicats et la direction de Thales pour la vente de Business Solutions (BUS), entité de Thales Services, se poursuit. Un conflit qui dure depuis dix mois. En juin dernier, la direction de Thales avait assigné en référé devant le tribunal de grande instance de Versailles les instances représentatives du personnel auxquelles elle reproche de faire obstruction au projet de vente. Au terme de cette procédure, le juge a établi, la fin de la consultation pour la vente de BUS au 26 juillet. Début juillet, rebelote, le comité d’entreprise a reçu une nouvelle assignation en justice de la part de la direction.
Business Solutions dont le chiffre d’affaires est évalué à 75 millions d’euros, a été mise en vente à l’automne dernier. GFI s’est porté acquéreur. Les salariés de BUS, plus âgés et mieux payés que ceux de GFI, pointent du doigt le profil de l’acquéreur et affichent leurs craintes quant au sort qui pourrait leur être réservé - un plan social- une fois le rachat entériné.
La radicalisation du conflit pourrait-elle pousser GFI à se retirer ? On devine que c’est en tout cas un des espoirs des cinq cents salariés de BUS. De même, les syndicats espèrent une intervention de l’Etat, actionnaire du groupe d’électronique et de défense à hauteur de 27%. Mais ce dernier est déjà engagé sur une multitude de dossiers.
GFI principalement intéressé par le contrat de TMA : Selon le responsable syndical CFDT Olivier Gilon, l’intérêt de GFI pour la structure porte notamment sur le gros contrat (28 millions d‘euros par an) –dit Newton- de maintenance des applications du groupe Thales (TMA). Qu’en est-il des autres domaines ? La société possède dans son portefeuille un autre gros marché avec Airbus, dans le PLM cette fois, mais il s’agit d’un domaine où GFI n’a aucune expertise. Quant à l’activité banque assurance, trop petite, elle est en déclin.
Cette cession s’inscrit dans la stratégie du groupe d’électronique et de défense de se séparer d’activités non stratégiques, qui correspondent à environ 10% du chiffre d’affaires du groupe. Il n’est donc pas à exclure que d’autres entités de la division Thales Services fassent également l’objet d’une cession dans un futur proche comme l’activité infogérance (670 salariés environ) ou encore l’informatique technique (plus de 2000 salariés).

Une rentrée sociale sous haute tension dans le secteur IT
HP, Oracle, Alcatel-Lucent, SFR, Bouygues Telecom… Pas moins d’une dizaine de plans sociaux ont été annoncés cet été. Revue de détail, entreprise par entreprise.
Le retour des vacances ne sera pas serein pour les salariés de l’informatique et des télécoms. Egrenés tout au long de l’été, les plans de restructuration se sont multipliés. Avec un point commun. Constructeurs, éditeurs, opérateurs et équipementiers ont très largement choisi de procéder à des plans de départs volontaires afin d'éviter les licenciements secs.
HP et Oracle : place aux départs volontaires
Le chiffre est tombé début juillet. HP supprimera 520 postes en France d'ici à 2014. A la différence des plans précédents, l’Hexagone paie un tribut équivalent à celui du reste de l’Europe (8 000 emplois détruits). Soit environ 10 % de son effectif. Au niveau mondial, le géant américain a annoncé 27 000 suppressions de postes.
Selon la CFTC sur son blog, le PDG France, Gérald Karsenti n’envisage que des départs volontaires et exclusivement en préretraite. Avec 260 départs dans chacune des deux sociétés. Soit 12 % chez HP CCF (Centre de compétences France) et 9 % sur HP France. En parallèle, il est prévu 35 embauches par an et sur trois ans dans chacune des entités.
Oracle France a, lui aussi, fait appel au volontariat pour – à l’instar des plans sociaux de 2009 et 2010 – réduire les fonctions de support et de back-office délocalisées dans les pays à bas coûts.
Les salariés avaient jusqu’au 16 août pour se manifester et présenter leur projet de reconversion ou de création d’entreprise. 190 se sont portés volontaires, dont 63 ont vu leur dossier refusé. Les conventions de rupture devraient s'enchaîner dès la semaine prochaine.
Pour Franck Pramotton, délégué syndical CFDT, « ce PSE, exécuté dans des délais incroyablement court, atteint globalement son objectif. L'ensemble des partenaires compte gérer les poches de difficultés au travers d'un processus de redéploiement volontaire, avec des moyens complémentaires négociés dans un accord de GPEC [Gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, NDR]. »
Télécoms : Bouygues Telecom tire le premier
L’arrivée de Free Mobile a-t-il bon dos ? Les opérateurs de téléphonie mobile justifient la mise en œuvre de plans de restructuration par la guerre des prix et le développement des offres « low cost » introduits par le nouvel entrant.
Bouygues Telecom, qui a vu ses bénéficies chuter de 57 % au premier semestre, a tiré le premier. Le 3 juillet, l’ex-« vache à lait » du groupe Bouygues présentait un plan de départs volontaires portant sur 556 postes. Afin de maintenir le niveau de service, les centres de relations clients et le réseau de boutiques ne seront pas concernés.
Le même jour, SFR annonçait également son intention de procéder à un plan de départs volontaires dont les contours seront présentés aux syndicats en novembre. Plusieurs centaines d’emplois seraient sur la sellette.
L’opérateur plombe, en effet, les comptes de Vivendi, sa maison mère. Si l’idée d’une vente de SFR, fleuron du groupe, semble exclue, l’opérateur prévoit de réaliser 500 millions d’euros d’économies annuelles d’ici à fin 2014.
Par contrecoup, les équipementiers sont concernés par la diminution des investissements des opérateurs, mais aussi par la tentation qu’ils auraient de plus en plus à s’équiper de matériel chinois (Huawei ou ZTE).
Dans ce contexte, Alcatel-Lucent supprimera 5 000 emplois supplémentaires d’ici à fin 2013. Seule la R&D devrait être préservée d’après la CFE-CGC, « notamment en France, du fait des mesures fiscales du crédit impôt recherche ». Le 4 septembre, la ministre Fleur Pellerin recevra les syndicats d’Alcatel-Lucent.
PSA, Carrefour : les DSI dégraissent aussi
Fin juillet, PSA Peugeot-Citroën a annoncé la suppression de 8 000 postes. De source syndicale, il y a de fortes probabilités que la direction informatique contribue à ce plan.
En octobre dernier, le constructeur automobile avait déjà lancé un vaste plan de réduction des coûts de 800 millions d’euros, qui devait déjà affecter 600 postes de prestataires informatiques. « Depuis quelques semaines, les départs de prestataires se sont accélérés, et ceux prévus en fin d’année sont anticipés », note cette même source.
Enfin, le plan de départs volontaires de Carrefour, portant sur 500 à 600 postes administratifs, pourrait aussi concerner l’informatique. Les fonctions centrales des sièges du distributeur étant dans le viseur.
A l'international, les charrettes se multiplient…
La crise a des répercussions au-delà de nos frontières. Cisco « simplifie » son organisation en remerciant environ 1 300 salariés. Soit 2 % des effectifs mondiaux. Google supprime, lui, 4 000 emplois – 20 % des effectifs – chez Motorola, un an tout juste après avoir racheté le fabricant de téléphones mobiles.
Lexmark abandonne le marché des imprimantes jet d’encre et se sépare, du coup, de 1 700 collaborateurs (14 % des effectifs). Enfin, le Japonais Sharp, qui pourrait aussi recentrer ses activités, se déleste de 2 000 postes.

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