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Baromètre EGILIA de l'emploi informatique - Décembre 2012

 

Alors que je vous faisais part, dans mes précédents baromètres EGILIA de l'emploi informatique de 2012, de mes doutes quant à l’évolution du marché de l’emploi au sein de notre industrie, là, malheureusement, ils se sont estompés pour laisser place à la réalité des chiffres : 1300 demandeurs d’emploi supplémentaires en Août, 1400 en Septembre et 900 en Octobre (derniers chiffres disponibles à l’heure où j’écris ce billet). Plus de doute : On y est…

D’une part, force est de constater que les offres d’emploi se font rares…En effet, même si on en trouve encore dans la presse, ces offres se font rares, à tel point que nous en avons été « réduits » à publier des contrats de stage, d’apprentissage et de professionnalisation…
Seul secteur à surnager, et encore à l’horizon 2015, le Big Data (comme je vous l’avais déjà, à plusieurs reprises, indiqué ces derniers mois…).
Quant aux trop rares entreprises à annoncer des plans d’embauche conséquents (toujours à l’horizon 2015), citons ORANGE et AMAZON. C’est bien peu…

En revanche, les plans sociaux, surtout dans le secteur des télécoms, se multiplient : SFR, ALCATEL-LUCENT, BOUYGUES, etc.Quand on y ajoute ceux d’HP, AMD et ARCHOS, ça commence à faire beaucoup, d’autant que parler de délocalisation ne fait plus peur à personne : IBM, STRERIA, SOPRA (qui en outre demanderait à ses employés espagnols de réduire leur salaire de 12%...), tout le monde s’y met !

Alors que faire ? Même si, manifestement, les réseaux sociaux sont jugés encore peu efficaces pour décrocher un job, le fait d’y être reste intéressant (sauf si, bien entendu, votre profil n’est pas des plus « professionnel »…).
La preuve ? Même leboncoin.fr s’avère être une piste à ne pas négliger !
A moins que, c’est l’autre tendance « tendance » du jour, vous alliez vous faire embaucher dans un bar… Personnellement, ça me fait rire (voire pleurer) mais, après tout, pourquoi pas ?

Comme  à notre habitude, nous vous livrons, dans ce dernier baromètre trimestriel de 2012, des informations volontairement expurgées de tout commentaire, vous laissant ainsi tirer vos propres conclusions.
Nous vous en souhaitons une bonne lecture et restons ouverts à vos commentaires et avis dont nous vous engageons à nous faire part sur avotreservice@egilia.com

Enfin, nous vous réitérons ici la volonté d’EGILIA de rester à votre écoute pour vous épauler dans l’amélioration de votre cursus technique ou managérial afin de vous permettre d’obtenir les certifications officielles systématiquement liées à ses formations, des certifications plus que jamais considérées par les employeurs comme des éléments fondamentaux de différenciation positive à l’emploi et des gages incontestables de reconnaissance professionnelle.

Que 2013 vous apporte tous les bonheurs et succès que vous méritez !

 

EMPLOI (TENDANCES)

 

L’informatique, secteur le plus porteur pour les diplômés de 2011
L’Apec a dévoilé mardi 2 octobre ses chiffres sur les débouchés des jeunes diplômés dans l’année suivant la fin de leurs études. La filière ingénieur et informatique tire son épingle du jeu, malgré un contexte fragile.
L’année 2012 ne sera pas la pire année pour l’emploi des jeunes diplômés. Cette triste distinction revenant à 2009. De fait, en avril 2012, le taux d’emploi des détenteurs d’un diplôme de niveau bac+4 et plus (toutes filières confondues), s’élevait à 71 %, comme l’année précédente, contre 64 % en 2009. Mais l’on reste loin des 77 % d’avant la crise, en 2008. C’est le bilan tiré par l’Apec (Agence pour l’emploi des cadres) pour la période de juin 2011 à avril 2012 et dévoilé mardi matin(1). « Notre appréciation de ces chiffres est contrastée, admet Jean-Marie Marx, directeur général de l’Apec. Car il y a de quoi être inquiet sur l’évolution de la situation à moyen terme. » Alors que l’Agence a recensé 183 000 recrutements de cadres l’an dernier, elle estime qu’il devrait y en avoir 177 000 cette année, dont un peu plus de 31 000 jeunes diplômés (l’Apec tablait au départ sur 37 000). « Les disciplines à fort contenu technologique, telles que l’informatique, sont les plus cotées », précise Pierre Lamblin, directeur du département des études.
La prudence est de mise : Une relative constante dans l’étude annuelle de l’Apec sur les jeunes diplômés : la filière Informatique, multimédia et télécommunications fournit le meilleur taux d’emploi (86 %), devant l’ingénierie généraliste, mécanique, aéronautique (82 %), la filière médicale (80 %) et le génie civil et BTP (78 %). C’est 2 points de moins que pour les diplômés de 2010, mais 16 de plus qu’en 2009. A l’époque, la proportion de jeunes diplômés de l’informatique en poste après un an d’activité était tombée de 80 à 70 % en un an ! « Cette année-là, il y a eu une chute du taux d’emploi des disciplines techniques, car ces métiers partaient d’un niveau très, très haut », explique Pierre Lamblin. Mécaniquement, la tendance ne pouvait que s’inverser.
Dans le même ordre d’idées, le taux d’emploi est passé de 58 à 73 % entre les promotions de diplômés de l’électronique et de l’informatique industrielle de 2009 et celles de 2011. L’Apec reste toutefois prudente. Certes, les entreprises recrutent des jeunes, mais elles privilégient des profils immédiatement opérationnels.
(1) Enquête réalisée entre le 1er et le 29 avril 2012 auprès de 4 082 jeunes de niveau bac+4 et plus, diplômés en 2011.

Mille trois cents demandeurs d’emploi de plus en août
En août, le chômage des informaticiens a connu une hausse inattendue, avec 1 300 demandeurs d’emploi de plus en un mois. Soit une augmentation de près de 4 %, nettement supérieure à la hausse observée, toutes professions confondues (+ 0,9 %).
Depuis le début de l’été, ce sont 2 700 professionnels supplémentaires qui sont venus grossir les files de Pôle emploi. En tenant compte des personnes exerçant une activité réduite, le nombre d’inscrits à Pôle emploi s’établit à 34 100 dans le domaine des « systèmes d'information et de télécommunications ».
Ce qui correspond à un chômage sectoriel de 6,8 % sur la base d'une population de 500 000 individus. Ce chiffre se rapproche de celui atteint… début 2006. L’effet de saisonnalité – activité moindre, arrivée des jeunes diplômés sur le marché du travail – n’explique pas, seul, cette brusque remontée du chômage.

Mille quatre cents demandeurs d’emploi de plus dans l’informatique
La flambée se poursuit. En septembre, le chômage des informaticiens a connu un nouveau bond, avec 1 400 demandeurs d’emploi de plus en un mois. Soit une augmentation de plus de 4 %, nettement supérieure à la hausse observée, toutes professions confondues (+ 1,6 %).
Depuis le début de l’été, ce sont 4 100 professionnels supplémentaires qui sont venus grossir les files de Pôle emploi. En tenant compte des personnes exerçant une activité réduite, le nombre d’inscrits à l'organisme s’établit à 35 500 dans le domaine des systèmes d'information et de télécommunications.
Ce qui correspond à un chômage sectoriel de 7,1 % sur la base d'une population de 500 000 individus. S’agissant cette fois des chiffres de la rentrée, l’effet de saisonnalité – activité moindre l’été, arrivée des jeunes diplômés sur le marché du travail – n’explique pas cette forte hausse du chômage.

Les offres d’emploi « cadres » reculent dans l’informatique
Inflexion du marché ? En septembre, les offres d’emploi cadre dédiés aux informaticiens ont baissé de 2 % en rythme mensuel. Si toutes les fonctions reculent dans l’indice de diffusion des offres sur internet de l’Apec, l’informatique affiche la plus forte décroissance (- 42 points), après le secteur de la communication.
Dans sa dernière note de conjoncture, l’Apec relève une nette baisse des intentions d’embauche au troisième trimestre. « Pour la première fois depuis 2009, la proportion d’entreprises informatiques ayant recruté au moins un cadre se situe en dessous de 85 %. De surcroît, les volumes d’embauches sont orientés à la baisse par rapport à la même période l’an passé. »
Par contrecoup, les sociétés éprouvent moins de difficultés à embaucher même si la tension reste forte sur certains profils d’informaticiens : 74 % des recruteurs considèrent qu’il est difficile de pourvoir leurs postes contre 82 % en 2011.

Nette détérioration du marché de l’emploi informatique
En octobre, Pôle emploi a enregistré 900 demandeurs d’emploi de plus dans l’informatique. De son côté, l’Apec note un tassement des offres d’emploi cadres.
Cinquième mois de hausse du chômage consécutif. En octobre, le chômage des informaticiens a connu un nouveau bond, avec 900 demandeurs d’emploi de plus en un mois. Soit une augmentation de 2,5 %, supérieure à la hausse observée, toutes professions confondues (+ 1,5 %).
Depuis mai, ce sont 5 000 professionnels supplémentaires qui sont venus grossir les files de Pôle emploi. En tenant compte des personnes exerçant une activité réduite, le nombre d’inscrits à Pôle emploi s’établit à 36 400 dans le domaine des « systèmes d'information et de télécommunications ».
Ce qui correspond à un chômage sectoriel de 6,5 % sur la base d'une population de 559 000 informaticiens selon le chiffre récemment avancé par Syntec numérique.
Dans sa dernière note de conjoncture, l’Apec confirme cette détérioration du marché de l’emploi. 84 % des entreprises du secteur informatique ont recruté au moins un cadre au 3ème trimestre. Soit 7 points de moins qu’au 3ème trimestre 2011. Et elles sont 88 % à prévoir un recrutement sur le dernier trimestre (- 10 points).
40 % des recruteurs indiquent que les embauches sont moins nombreuses que l’an passé à la même période contre 32 % qu’elles sont plus nombreuses. Sur l’ensemble de l’année, le nombre d’embauches devrait être inférieur à celui de 2011.

Apple, Google et Microsoft séduisent toujours les étudiants français
TNS Sofres réalise un baromètre sur les entreprises préférées des étudiants en école de commerce et d’ingénieurs. Cette année, l’industrie et Google sont en croissance.
Dans le 27e baromètre de TNS Sofres sur les grandes écoles, Google fait partie des grands gagnants avec une croissance de son attrait auprès des élèves d’école de commerce de cinq points ce qui le place au 4e rang des entreprises citées soit au même niveau que BNP Paribas qui a reculé de trois points. De leurs côtés seuls 8 % des élèves en école d’ingénieurs cite spontanément Google (7e rang) à égalité avec Dassault.
Orange-France Télécom n’est cité que par 5 % des élèves en écoles d’ingénieurs soit en 14e position du classement. A noter qu’Apple ne fait pas partie du top 15 des entreprises citées spontanément par ces étudiants alors que le groupe arrive en 12e position dans le classement des élèves en écoles de commerce.
Citées spontanément par 13 % des étudiants en école de commerce, Danone a fait un bond de sept points par rapport à l’an passé et LVMH un saut de neuf points à 13 % également. De leur côté les étudiants en école d’ingénieurs citent spontanément EDF (croissance de huit points) et Thales (10 points de plus).
Un classement bousculé lorsque le choix est assisté : Si Apple, Microsoft, ou Sony ne font pas partie des entreprises spontanément citées par les étudiants, elles gagnent du terrain lorsqu’elles sont proposées. Ainsi Apple en 2e chez les élèves en école de commerce, Microsoft en 8e et Sony en 9e. Pour les étudiants en écoles d’ingénieurs Google passe en 2e position, Apple en 7e, Microsoft et Sony respectivement en 13e.
Quant au test des sites Internet, les étudiants en école de commerce affichent une envie de postuler après avoir consulté les sites de Danone, LVMH ou l’Oréal et EDF, EADS pour les ingénieurs. Google et Apple sont en 4e position chez les commerciaux, Google en 6e place et Apple en 7e pour les ingénieurs. Les cordonniers seraient-ils les plus mal chaussés ?

Les 50 métiers du net qui progressent le plus au 3ème trimestre 2012
Freelancer.com vient de publier son « fast 50 » pour le troisième trimestre 2012 et dresse un état de l’activité et des tendances de l’emploi dans l’économie numérique en ligne. Dans ce rapport trimestriel, Freelancer.com extrait les données de plus de 4,3 millions d’utilisateurs pour mettre en lumière les 50 emplois en ligne ayant la plus forte croissance. Le rapport « fast 50 » de ce trimestre est tiré d’une analyse des 230 614 jobs postés au troisième trimestre, créant un aperçu des plus complets des tendances d’emploi en ligne.
« Ce rapport reflète parfaitement la thèse de Mary Meeker qui nous enseigne qu’à travers les logiciels et l’internet nous assistons à la ré-imagination de toute chose » comme le souligne Matt Barrie, PDG de Freelancer.com. « Chacune des industries auxquelles on peut penser est propre à se tourner vers le monde numérique et chaque métier ou fonction est de plus en plus effectué à l’aide de technologies numériques puisées dans le « cloud ». Ce rapport sur l’emploi en ligne vise à suivre les métiers leaders et les retardataires de cette transformation ».
Les catégories d’emplois qui ont montré la plus forte croissance dans le « Fast 50 » de ce trimestre sont le fait de sociétés, de produits ou de technologies qui sont à la pointe, à l’aube d’une ère nouvelle.
Top des tendances, 3ème trimestre 2012 : Les métiers Android rebondissent tandis que ceux d’Apple iOS stagnent. Les métiers iPhone s’effilochent avec une progression modeste de 8 % (à 5 509 jobs) ce dernier trimestre tandis que les développeurs attendaient la sortie d’iOS6 en septembre. Pendant ce temps, l’iPhone 5 a reçu un accueil plutôt mitigé, beaucoup ont été perturbés par le manque flagrant de nouvelles fonctionnalités ou agacés par les quelques ratés d’iOS6 Maps. Pour Apple les chiffres subissent un vrai revers comparé à l’explosion de 30 % lors du précédent trimestre. Tant de questions qui vont sans doute être posées au PDG d’Apple, Tim Cook, dont la sortie de son premier produit, depuis qu’il est à la barre, est perçue comme un « flop », estime Freelancer. Tim Cook pourra toujours s’appuyer sur une flopée de nouveaux produits tels que le mini iPad pour gravir nouveau les hauts du tableau au prochain trimestre.
Porté par un lancement timoré d’iOS6 Android soigne son entrée, laquelle est marquée par une impressionnante progression de 16 % des offres d’emploi (avec 4975 jobs) dans ce troisième trimestre, stimulé par le succès du Samsung Galaxy S III et la récente sortie de la mise à jour (en juillet) d’Android 4.1, Jelly Bean.
Le « flop » d’iOS6 laisse, de fait, la place à un regain d’intérêt pour Microsoft, avec son PDG Steve Ballmer qui tente de capitaliser sur la récente sortie de « touch optimized Windows 8 » et de ces variantes pour ressusciter la fortune du géant du logiciel en difficulté. Ce quatrième trimestre s’annonce crucial pour Microsoft – une bonne démonstration pourrait faire la différence entre une étonnante renaissance ou un évanouissement progressif dans annales de l’Histoire
Le web interactif poursuit son envol : le métier du HTML5 progresse de 44 % ce trimestre (vers 3 038 jobs) alors qu’entreprises et entrepreneurs se bousculent pour combler le vide entre leurs clients sédentaires et mobiles ; jQuery, la bibliothèque JavaScript de choix des applications web interactives augmente de 32 % (2 972 jobs). Les métiers PHP augmentent de 19 % vers un chiffre spectaculaire de 35 061 jobs ce trimestre tandis que le co-fondateur de Zend, Andi Gutmans a promis une fonctionnalité mobile accrue pour la lingua franca du Web. CSS et MySQL connaissent une croissance presque
identique de respectivement 19 % (à 7 099 jobs) et 18 % (à 11 007 jobs).
Les métiers eBay reviennent tandis que la plateforme d’échange annonce des changements et un relooking : La demande pour les jobs eBay est écrasante, progressant de 41 % (à 1 470 jobs), avec un regain de confiance des consommateurs pendant la période estivale et grâce à eBay qui annonce un nombre significatif de changements et une prévisualisation d’un nouveau design du site. Ces modifications dans la conception et le design sont pensées et conçues pour transporter le site de e-commerce vers une ère plus « mobile » et plus « sociale ».
Un retour à la confiance du côté des jobs Facebook tandis que les marketers reviennent dans le sillage d’une introduction en bourse ratée. Facebook fait sa reprise ce trimestre avec une croissance de 11 % (à 7 193 jobs) après une chute abyssale de - 14 % au second trimestre. Plus globalement les réseaux sociaux ont généralement poussé un soupir de soulagement avec une croissance de 15 % (à 6 138 jobs) après avoir été au ralenti avec seulement 1 % d’augmentation pendant cette période de flottement de Facebook le dernier trimestre.
Transition vers la dématérialisation des tâches office en pleine explosion : La copie de données dactylographiées et les transferts de documents papiers vers le numérique sont en plein essor ce trimestre avec une augmentation de 145 % (avec 6 932 jobs)
Les rebonds du marketing internet suite à la panique Google: Une vague de mises à jour de Panda et Penguin de la part de Google ont suffit pour détraquer l’industrie du marketing en ligne au second trimestre, en résulte un véritable affaissement pour un large éventail de catégories liées au SEO (Search engine optimization).
Après une période d’incertitude, cette industrie a rebondi, offrant une croissance modérée dans le domaine du Marketing Internet plus 12 % (pour 15 475 jobs), du SEO plus 12 % (pour 10 509 jobs) et de la Création de liens, plus 8 % (avec 7 068 jobs).
Réalisant que le nouveau « SEO » avait besoin de se concentrer sur le contenu et l’expérience utilisateur, on a constaté une explosion des jobs liés à Wordpress augmentant de 27 % (avec 2 156 jobs), les Corrections plus 26 % (à 1 730 jobs), l’Interface utilisateur / IA avec une croissance de 23 % (et 2 156 jobs), le Design de Graphique plus 21 % (et 27 221 jobs) et le Design Publicitaires augmentant de 21 % (avec 6 940 jobs).

Le big data devrait créer 4,4 millions d’emplois d'ici à 2015
Selon le cabinet Gartner, le big data devrait générer la création de plus de 4 millions d’emplois dans le monde d’ici à 2015. Les profils spécialisés sont déjà difficiles à trouver.
Près de 4 millions et demi d’emplois générés par le secteur du big data dans le monde d’ici à 2015. L’estimation du cabinet Gartner dévoilée lors du symposium/ITxpo d’Orlando n’a pas manqué de susciter l’intérêt des dirigeants IT. La France bénéficiera-t-elle de cet engouement ? « On n’en est encore qu’au commencement et nous sommes sans doute moins avancés que les pays anglo-saxons dans ce domaine, mais oui, c’est certain », confirme Ariane Sioufi, directrice académique de SAS. Pour l’instant, ces nouveaux profils sont surtout recherchés par les fournisseurs et les sociétés prestataires. « Les entreprises clientes prennent toutefois conscience de l’enjeu stratégique que représentent les big data, notamment celles des secteurs énergie, télécoms ou commerce de détail. Elles ne vont pas tarder à chasser ces candidats », pronostique Lubomira Rochet, directrice générale de Valtech France.
Des profils variés : Plusieurs profils devraient profiter de cette vague. A commencer par les développeurs Java, les architectes ou les administrateurs systèmes, a fortiori lorsqu’ils sont déjà familiarisés avec l’environnement big data. « Ces profils sont durs à trouver, car il n’y pas de formation spécialisée. Heureusement certains s’auto forment en intégrant des communautés open source », indique Damien Clochard, directeur des opérations de la société Dalibo, spécialiste des bases de données PostgreSQL. Le rôle des analystes d’affaires devrait également être renforcé. « Il y aura enfin de gros besoins en analystes des données, les fameux data scientists, explique Reda Gomery, directeur du consulting BI chez Keyrus. Ce sont généralement des personnes issues de formations statistiques qui ont évolué dans de grandes entreprises, sont habituées à manipuler des données et connaissent bien les techniques de datamining et les outils de visualisation. » Là encore, les profils sont rares, les écoles ne proposant pas encore de formations spécialisées. Résultat : les entreprises n’hésitent pas à leur proposer des salaires mirobolants pour les attirer (de 100 000 à 500 000 euros bruts annuels dans le secteur du e-commerce). On comprend mieux pourquoi la Harvard Business Review le qualifie de métier le plus sexy du XXIe siècle.
 

 

EMBAUCHES, DEBAUCHE…

 

Ausy
Activité : conseil en hautes technologies.
Nombre d’embauches : plus de 1 200 ingénieurs informaticiens.
Localisation : dans toute la France.
Types de postes : ingénieur études et développement Java/Jee (banque/finance), chef de projet MOA assurance, ingénieur systèmes embarqués, ingénieur électronique, ingénieur calcul et conception, ingénieur en génie atomique, etc.
Profils recherchés : 30% des ces offres sont destinées à des débutants de niveau bac +4/5.

Viveris
Activité : ingénierie industrielle et technologique et ingénierie des SI.
Nombre d’embauches : 120.
Localisation : 50% en Ile-de-France et 50% en régions.
Types de postes : ingénieurs études et développements nouvelles technologies (java, .net...), ingénieurs développements logiciels, consultants SAP, ingénieurs conception électronique, ingénieurs développement réseaux/télécoms...
Profils recherchés : 70% des offres s'adressent à des débutants (bac +5 essentiellement). Le reste à des confirmés.

Infotel
Activité : spécialiste de la gestion des bases de données et de leurs applications web.
Nombre d’embauches : 340.
Localisation : Ile-de-France, nord, sud et ouest de la France.
Types de postes : architecte et concepteur Java/JEE, chef de projet et directeur de projet maîtrise d'oeuvre, chef de projet infrastructure, homologateur, ingénieur décisionnel, ingénieur d'affaires, ingénieur études et développement, etc.
Profils recherchés : 50% des offres pour des débutants de niveau bac +4/5 en informatique ou ayant fait des études scientifiques, le reste pour les confirmés.

Groupe mc2i
Activité : cabinet de conseil en système d'information.
Nombre d’embauches : 120
Localisation : Paris.
Types de postes : essentiellement des diplômés de niveau Bac+5, issus d’écoles d’ingénieur, d’écoles de commerce ou de formations universitaires (Master 2) dans les filières généralistes, informatiques ou plus « métier » (finances, ressources humaines, etc.).
Profils recherchés : 80% de profils juniors (stagiaires de fin d’étude et jeunes diplômés) et 20% de consultants plus expérimentés (essentiellement entre deux et cinq ans d’expérience).

Steria France
Activité : société de services informatique.
Nombre d’embauches : 1200.
Localisation : dans toute la France.
Types de postes : Directeurs et Chefs de projet, Architectes (applicatifs, infrastructure ou SI), Développeurs / Concepteurs nouvelles technologies (UML, Tests), Experts Infogérance (Ingénieurs de production Unix, Administrateurs systèmes et réseaux, Analystes d'exploitation, etc.), Consultants ERP sur SAP, HR Access, Oracle, People Soft, Siebel, Nouvelles technologies : J2EE, .Net, C++, Adobe, Environnements système d'exploitation : Unix et Windows
Profils recherchés : Jeunes diplômés, apprentis et stagiaires : 60% des postes à pourvoir. Experts techniques et métiers.

Elsys Design
Activité : spécialiste en conception de systèmes électroniques (métiers du hardware, du logiciel et des systèmes embarqués).
Nombre d’embauches : 100
Localisation : Paris, Nice, Grenoble, Lyon, Rennes, Aix en Provence et Toulouse.
Types de postes : des concepteurs, développeurs et chefs de projets dans les spécialités suivantes : Architecture de calculateurs et de cartes électroniques, Développement de logiciels embarqués, Développement de logiciels temps réel, Conception d'ASIC, de FPGA, Bancs de test, intégration,
Profils recherchés : Jeunes diplômés ou expérimentés.

Dell France
Activité : fabricant d'ordinateurs (de bureaux, PC portables, netbooks, etc.).
Nombre d’embauches : 25 contrats de stage et 60 contrats d’apprentissage ou de professionnalisation aux étudiants de tous horizons.
Localisation : Montpellier et région parisienne.
Types de postes : Contrôleur de Gestion, Assistant Marketing, Ingénieur Avant-vente à Assistant d’Administration du Personnel ou encore Assistant Sourcing. Pour les fonctions techniques, Dell recherche principalement des étudiants issus d’une formation en école d’Ingénieur et les postes RH s’adressent aux étudiants ayant suivi un cursus universitaire dans ce domaine. Les fonctions commerciales et Marketing sont quant à elles destinées aux étudiants issus d’écoles de Commerce.
Profils recherchés : Jeunes diplômés.

Synchrone Technologies
Activité : ingénierie IT (Systèmes d'information, Convergence Voix/Data, Ingénierie Banque/Finance, Etude et Développement).
Nombre d’embauches : 350
Localisation : Ile de France et province (PACA, Rhône Alpes et Auvergne, Toulouse, Montpellier)
Types de postes : chefs de projet, ingénieurs systèmes, ingénieurs bases de données, consultants ERP, Décisionnel, ingénieurs réseaux/data/sécurité, ingénieurs télécoms, ingénieurs développement et expertises spécifiques du secteur de la banque/finance (MOA métiers bancaires/risques/titres, Ingénieurs progiciels financiers, etc.).
Profils recherchés : 27% des offres sont destinées aux jeunes diplômés, les autres s’adressent à des profils confirmés/experts.

Synchrone technologies
Activité : consulting en ingénierie (Etude et Développement, Convergence Voix/Data, Systèmes d’information, Ingénierie Banque/Finance)
Nombres d’embauches : 450 en 2013
Localisation : dans toute la France.
Types de postes : Ingénieurs systèmes (Unix, Linux, Windows, virtualisation, sauvegarde,…), Ingénieurs et administrateurs de bases de données (Oracle, Sybase, SQL Server), Ingénieurs réseaux et télécoms (Cisco, Avaya, Genesys, 3G/4G, radio, fibre optique, commutation, transmission), Ingénieurs en développement (JAVA/WebLogic, C ++/C #, PHP5, .Net, …), Administrateurs SAP,
Profils recherchés : 28% des offres sont ouvertes aux jeunes diplômés, les autres s’adressent à des profils confirmés.

Consultake
Activité : Cabinet de conseil en management et technologies des SI
Nombres d’embauches : une dizaine en 2013
Localisation : Ile-de-France
Types de postes : Consultant communications unifiées, Consultant infrastructure, infogérance, cloud, Consultant poste de travail et espace de travail étendu, Consultant gouvernance IT,
Profils recherchés : jeunes diplômés et seniors
Pour postuler : Envoyer CV + Lettre de motivation à l’attention de Mme Serrano, Responsable RH : sserano@consultake.com

UniWare
Activité : société de conseil IT
Nombres d’embauches : 120 postes d’ici fin 2013
Localisation : Ile-de-France
Types de postes : Etudes et développement (notamment développeurs .NET, J2EE, PHP etc.), Infrastructures (notamment Administrateurs /Experts produits infrastructure et applicatifs), Management de projet
Profils recherchés : Expérimentés
Pour postuler : Envoyer CV  + Lettre de motivation à recrut@uniware.fr

Teradata France
Activité : société spécialisée dans l’entrepôt de données et le développement de solutions analytiques
Nombres d’embauches : entre 10 et 20 d’ici fin 2013
Localisation : Région parisienne avec des déplacements
Types de postes :  Directeurs de projet BI, Consultant décisionnel
Profils recherchés : jeunes diplômés et expérimentés pour les postes de consultants, expérimentés pour les postes de directeurs de projets

Ineat Conseil
Activité : société de conseil spécialisée dans la gestion de flux d’information et des expertises en développement NTIC
Nombres d’embauches : 9 postes à pourvoir
Localisation : Lille / Paris
Types de postes : Chef de projet Décisionnel, Architecte décisionnel, Ingénieur étude et développement PHP et Symfony ; Java ; .NET/ SharePoint 2007/2010 ; Alfresco/Nuxeo, Consultant BI, Chef de projet / AMOA
Profils recherchés : Juniors, confirmés, seniors selon les postes.

Genymobile
Activité : société spécialisée en technologies mobiles et objets connectés.
Nombres d’embauches : 20 pour le 1er semestre 2013
Localisation : Paris et Lyon
Types de postes : Développeurs et ingénieurs systèmes Android, Commerciaux, Consultants techniques avant-vente, Community manager, Chargé de recrutement
Profils recherchés : jeunes diplômés et expérimentés
Pour postuler : Offres disponibles sur le site (http://www.genymobile.com/nous-rejoindre/) Les candidatures, CV et lettres de motivation sont à adresser à : recrutement@genymobile.com

Avisto
Activité : société de R&D et de services en ingénierie logicielle
Nombres d’embauches : une centaine de postes d’ingénieurs à pourvoir d’ici fin 2013
Localisation : Paris, Sophia-Antipolis, Rennes, Grenoble, Lyon.
Types de postes : Ingénieur logiciel (CMS/Web ; C#/.NET etc.), Ingénieur back office, Ingénieur développement (iOS ; Android / Automobile ; PHP ; etc.), Ingénieur validation et test, Chef de projet (Outils et Méthodes), Ingénieur Infrastructure Cloud, Ingénieur BI – Big Data, Ingénieur Intégration / Gestion de configuration
Profils recherchés : Jeunes diplômés et expérimentés

LEXSI
Activité : Cabinet spécialisé en sécurité informatique et gestion des risques.
Nombres d’embauches : 30
Localisation : Paris, Lyon, Lille
Types de postes : Consultants en sécurité des systèmes d'informations, Auditeurs confirmés en sécurité des systèmes d'informations, Auditeurs sécurité applicative, Analystes en cybercriminalité, Assistants analystes en cybercriminalité, Ingénieur sécurité et veille technologique, Ingénieur réseau et sécurité, Ingénieur d'affaires, Développeur web
Profils recherchés : Jeunes diplômés, confirmés et seniors.
Pour postuler : Adresser sa candidature à recrutement@lexsi.com

La cyberdéfense recrute en Bretagne
Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a annoncé la création en Bretagne de 200 emplois d’ici à 2015, essentiellement dans le domaine de la cyberdéfense. C’est la Direction générale de l'armement (DGA) basée à Bruz, en Ille-et-Vilaine qui accueillera ces nouveaux emplois. Le site est déjà passé de 950 à 1 200 personnes en l’espace de trois ans.
Référent national pour la maîtrise de l’information, la guerre électronique et les systèmes de missiles, cette DGA maîtrise de l’information a élargi ces dernières années son expertise dans les domaines de la sécurité des systèmes d’information, de la cryptologie ou des télécommunications militaires.
Le centre collabore avec les acteurs du pôle de compétitivité « Images & réseaux » comme l’École des transmissions de Cesson-Sévigné, les laboratoires de l’université de Rennes 1 et les start up de Rennes Atalante.

L’Anssi recrute des experts en cyberdéfense
L’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) embauche. A l’occasion des dernières Assises de la sécurité, Pascal Pailloux, son directeur général, a annoncé que l’Anssi prévoit de recruter 80 personnes en 2013.
De fait, la liste des fiches de postes consultable en ligne est particulièrement fournie. Développeurs, chargés de mission, ingénieurs d’investigation… l’Agence recherche un grand nombre de spécialistes en cybersécurité et cyberdéfense, juniors ou expérimentés, aux profils très variés.
Avec un recrutement aussi soutenu, les locaux actuels sont devenus trop exigus. L’Anssi prévoit de déménager dans le XVème arrondissement de Paris au cours du second semestre 2013. L’adresse est, pour l’heure, tenue secrète…

Orange s'engage à recruter 4 000 salariés en France d'ici à 2015
L'opérateur recrutera 4 000 personnes en CDI en France entre 2013 et 2015. Le PDG, Stéphane Richard, s'y est engagé devant les syndicats du groupe.
France Télécom-Orange va recruter 4 000 personnes en CDI en France dans les trois prochaines années (2013-2015). C'est un engagement pris par le PDG, Stéphane Richard, lors d'une rencontre avec les organisations syndicales de l'opérateur, auxquelles il présentait la politique de l'emploi du groupe en France.
Ce programme de recrutement intervient « malgré un contexte économique difficile, qui se traduit par une baisse de l’activité et des marges du groupe, liée notamment à l'arrivée du quatrième opérateur mobile », explique la direction de l'opérateur. A contrario, ses rivaux, Bouygues Telecom et SFR, sont engagés dans des plans de départs volontaires en partie dus à la baisse de leurs revenus, provoquée par l'agressivité commerciale de Free Mobile en 2012.
L'engagement d'Orange s'inscrit dans la continuité du « nouveau contrat social », conclu avec les syndicats suite à la crise sociale qui avait secoué l'opérateur en 2009. Ce sont 10 000 recrutements qui auront été engagés entre 2010 et 2012.
Par ailleurs, le PDG va ouvrir des négociations avec les organisations syndicales avec l'objectif de poursuivre la politique d'adaptation du travail des salariés seniors, assurant leur maintien dans l'entreprise tout en adaptant les modalités de leur activité au moyen du temps partiel. Sept mille salariés sont concernés par ce dispositif.

Amazon compte créer 2 500 emplois en France
Amazon a dévoilé son intention d'ouvrir en 2013 un quatrième centre de distribution en France. Il sera basé à Lauwin-Planque (59) et devrait créer 2 500 emplois.
Alors qu’il mène un véritable bras de fer en France avec le ministère des Finances sur ses pratiques fiscales, Amazon devrait bientôt montrer qu’il crée aussi de la richesse. Le distributeur en ligne américain vient de confirmer son intention d’ouvrir un quatrième centre de distribution en France. Il assure que ce nouveau site devrait à terme de créer 2 500 emplois.
Selon le communiqué d’Amazon, ce centre ouvrira au second semestre 2013 à Lauwin-Planque (Nord). Il s'ajoutera aux trois autres centres de distribution que possède déjà le géant américain à Saran (Loiret, centre) ouvert en 2007, Montélimar ouvert en 2010 (Drôme, sud-est) et Sevrey (Saône-et-Loire, sud-est), inauguré en septembre. Ces trois centres emploient chacun jusqu'à 1 400 collaborateurs permanents, précise le communiqué.
Le nouveau centre aura une superficie « pouvant s'étendre jusqu'à 90 000 mètres carrés » et intégrera « au terme de son développement, d'ici 2015 (...) jusqu'à 2 500 emplois en période de haute activité, permanents et temporaires », indique l'entreprise.
L’objectif de ce quatrième site sera bien sûr d’optimiser les commandes des clients du Nord de la France, mais aussi « en Europe et dans le monde entier », précise Amazon.
 

 

HP supprime 2 000 emplois supplémentaires
Et hop, 2 000 de plus ! Le constructeur informatique ne compte finalement pas supprimer 27 000 emplois dans le monde d’ici à 2014, comme annoncé en mai dernier, mais 29 000. C’est en tout cas ce que l’entreprise indique dans le rapport trimestriel (p. 17) qu’elle vient de publier auprès de la SEC, le gendarme de la Bourse américaine. Du coup, les charges liées à la restructuration augmentent aussi, passant de 3,5 à 3,7 milliards de dollars.
L’impact sur la filiale française de cette augmentation en douce n’est pas connu pour le moment. En juillet, HP avait annoncé vouloir supprimer 520 postes en France d’ici à 2014, soit environ 10% des effectifs. Ne sont envisagés que des départs volontaires et exclusivement en préretraite. 

IBM et Sopra délocalisent des activités sous-traitées par la SNCF
Certaines activités confiées à Big Blue partent en Pologne et en Tchéquie. De son côté, Sopra délocalise en Espagne.
Le groupe américain IBM, qui vient de remporter le contrat de surveillance du fonctionnement des logiciels de la SNCF, a entrepris de délocaliser vers l'Europe de l'Est cette activité jusqu'ici réalisée en France, selon Le Parisien.
Ce contrat était assuré jusqu'ici par la société française de services informatique Steria, dont les salariés étaient détachés dans les locaux de la SNCF et travaillaient aux côtés des cheminots informaticiens. Le pilotage de l'informatique du service des ressources humaines sera pour sa part transféré à une filiale espagnole du groupe français Sopra. « 260 emplois de sous-traitants vont être supprimés et 45 postes de cheminots non remplacés. D'ici à 2013, ce sont 500 emplois en tout qui vont disparaître », déplore Hervé Giudici, secrétaire général de l'Union fédérale des cadres et agents de maîtrise de la CGT Cheminots, cité dans le journal de jeudi. Les syndicats pointent également sur la dégradation de la qualité de travail. « Les techniciens polonais ne parlent pas très bien français. Résultat, ils ont du mal à communiquer avec les cheminots français », explique Pascal Modeste, de SUD-Rail, dans Le Parisien.
IBM revient en force : Interrogée par le quotidien, la direction de la SNCF a confirmé que certains de ses sous-traitants informatiques employaient du personnel à l'étranger, chiffrant son nombre à 260 personnes, au Maroc et dans d'autres pays de l'Union européenne. « En même temps, nous avons augmenté de 70 le nombre de nos informaticiens en France », a-t-elle ajouté.
Cette délocalisation représente un retour en force d’IBM dans l’informatique de la SNCF, après leur divorce fracassant dans le projet Ulysse.  En 2010, IBM et la SNCF avaient mis en place une société commune baptisée Noviaserv, mais assez rapidement le projet bat de l’aile, pour des raisons contractuelles mais aussi sociales. Le projet Ulysse a suscité, dès le début, une levée de boucliers chez informaticiens de la SNCF. En 2011, le transporteur français a repris 100 % du contrôle de la filiale commune. Mais cela n’a visiblement pas empêché la firme américaine de signer de nouveaux contrats de prestation.  « IBM est parti par la grande porte et est en train de revenir par la fenêtre », souligne Pascal Modeste.

Inquiétude syndicale chez Steria à propos de nouvelles délocalisations
Steria, qui agit dans le cadre d'un contrat d'infogérance pour son client Bouygues Telecom, va transférer cette activité baptisée Cortex en Pologne, précise dans un communiqué le syndicat Steria Avenir. Le transfert de cette activité, qui occupe plus de 40 salariés sur le site de la SSII à Vélizy, serait réalisé dès le mois de novembre 2012 dans le centre de support, de supervision et de gestion des infrastructures informatiques de la SSII en Pologne, dans la ville de Katowice. « Cette délocalisation a été constatée également pour certaines opérations équivalentes pour le client SFR et pour le client Société Générale » précise ce syndicat.
Ce dernier rappelle la perte du contrat d'infogérance de Steria à la SNCF, qui n'a pas été renouvelé début 2012 au profit d'IBM. Le géant informatique s'est empressé de délocaliser cette prestation de sous-traitance dans son propre centre de services en... Pologne. Les informaticiens de Steria ont dû former leurs successeurs à cette occasion. La SNCF a été mise en cause, jeudi 20 septembre, par les syndicats de cheminots pour cette délocalisation. Cette opération concerne plus de 80 salariés de Steria qui travaillaient en régie à Lille et à Lyon, dans les centres informatiques de la SNCF.

Entre 1 500 et 2 000 suppressions d’emplois chez SFR, selon FO
Le plan de départs volontaires chez SFR s’alourdit, selon une déclaration de Force ouvrière. Même son de cloche chez Bouygues, où se profile déjà une deuxième vague de départs.
L’inquiétude grandit chez les salariés de SFR. Le 27 septembre dernier, le syndicat Force ouvrière a envoyé une lettre à Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, révélée par le Figaro. Dans cet écrit, dont le sujet est « la destruction d’emploi dans la filière industrielle Télécom », l’organisation précise la situation chez SFR : « Aujourd’hui, nos craintes se confirment. Chez SFR, dès les élections professionnelles passées, un plan de 1 500 à 2 000 postes est d’ores et déjà annoncé. »
Un chiffre nettement supérieur à ceux évoqués précédemment : en mai, on parlait de quelques centaines de suppressions de postes ; elles sont devenues un millier en juillet (à travers un plan de départs volontaires). Selon Reuters, aucun chiffre n’a été donné lors des dernières rencontres entre la direction et les organisations représentatives du personnel. Contactée par 01net, la direction de SFR n’a pas souhaité faire de commentaire.
Chez Bouygues, un plan « justifié » : Force ouvrière, pourtant, n’en démord pas. « C’est ce qu’on annonce. Ce chiffre est basé sur une source interne à l’entreprise. Nous attendons le démenti », explique, sûr de lui, Philippe Charry, responsable FO au Comité stratégique filière numérique. 
La situation n’est pas beaucoup plus rose chez Bouygues Telecom. Plus récemment, La Tribune avait révélé les conclusions d’un rapport d’expertise, selon lequel le plan de départs volontaire de 556 emplois était non seulement « justifié », mais aussi insuffisant : une deuxième vague de départ est à prévoir pour les mois qui viennent. « La situation financière de l'entreprise s'est rapidement et durablement dégradée », considère ce rapport d’expertise.
Chez SFR, en revanche, la justification du plan de départs est beaucoup plus floue. Il y a quelques mois, la filiale de Vivendi s’est plainte, tout comme Bouygues et France Télécom, de l’effet néfaste de Free sur l’économie du secteur. Pour autant, il y a quelques jours, le PDG Stéphane Roussel expliquait (dans 20minutes) : « En deux ans, nous sommes passés de 38 à 8 offres et nos clients sont dans le même temps devenus plus autonomes. Nous avons donc moins besoin de collaborateurs. Nous sommes dans une logique de compétences et non de réduction des coûts. »
L'effet Free Mobile n'explique pas tout : Chez Force ouvrière, on ne pense pas non plus que « l’effet Free » explique tout. « Free aggrave la situation. Mais il y a, de manière générale, une politique de compression d’effectifs dans le secteur des télécoms », souligne Philippe Charry, pour qui ces premiers plans de départs volontaires ne sont que la partie émergée de l’iceberg : « Le contexte économique du secteur les poussera à aller plus loin. »  Le syndicat table sur 50 à 70 000 suppressions d’emplois dans les années à venir.

SFR supprime 1 123 postes
Avec 1 123 postes supprimés et 267 postes créés, l’entreprise va perdre 856 emplois au total. Les services les plus touchés sont la direction grand public et professionnelle, ainsi que le service réseaux/SI.
C’est l’heure de vérité chez SFR. Pendant des mois, des spéculations fusaient de toutes parts sur le nombre d’emplois supprimés chez l’opérateur. La direction vient maintenant de donner les chiffres dans un document d’une centaine de pages, adressé aux représentants du personnel. Résultat : 1 123 postes sont supprimés, mais 267 postes seront par ailleurs créés. Soit au total donc une perte nette de 856 emplois. Pour éviter les licenciements secs, la direction veut mettre en place un plan de départs volontaires et de mobilité interne. Les conditions d’accompagnement seront négociées à partir du 3 décembre 2012, date de la prochaine réunion entre la direction et les partenaires sociaux.
Le détail des suppressions de postes : De source syndicale, les services les plus touchés par ce plan social sont la direction grand public et professionnelle (341 postes supprimés), le service réseaux/SI (323) et la vente aux entreprises Business Team (202). Les fonctions supports (achats, DAF, etc.) sont également touchées avec 164 postes supprimés, tout comme les ressources humaines (50) et le service Présidence (43). Nous n’avons pas pu avoir, pour l’instant, de détails sur les créations de postes.
Selon un communiqué de la direction, l’objectif de ce plan social est de permettre à l’entreprise de « sauvegarder sa compétitivité et d’accélérer sa mutation vers le numérique ». « Ce plan de transformation vise à maintenir les investissements de SFR dans les infrastructures très haut débit et à permettre de disposer d’une organisation performante capable d’apporter à l’ensemble des clients une large gamme de services toujours plus compétitifs et innovants », est-il dit par ailleurs.
Contestation de la part des syndicats : De leurs côtés, les syndicats refusent ce projet de restructuration. « Nous ne sommes pas d’accord sur le principe de suppression d’emplois, explique Olivier Lelong, délégué syndical central CFDT chez SFR. Les postes supprimés représentent 10 % des effectifs. C’est énorme, compte tenu du fait que la charge salariale se monte environ à 7 % du chiffre d’affaires. Comparable chez Free, où elle est de 6 %. Pourquoi serait-ce aux salariés de payer les pots cassés ? » Le syndicaliste se méfie par ailleurs des créations de postes annoncés. « L’avenir dira s’ils seront réels ».

Emploi : nouvelle saignée en perspective chez Alcatel-Lucent
L'équipementier télécoms a présenté aux syndicats la facture en termes de suppression d'emplois : 5 500 postes dans le monde, dont 1 500 en France.
Annoncé en juillet 2012 par Alcatel-Lucent, le plan détaillé de suppression de 5 000 postes a été dévoilé. L'équipementier en télécommunications doit se séparer de 5 490 personnes dans le monde, sur les 76 000 qu’il emploie au total. Ce chiffrage  a été communiqué par les syndicats à l’issue d’un comité de groupe européen qui s'est tenu le 18 octobre dernier.
Selon le détail de la « facture sociale » par pays, la France est directement concernée. Sur 9 000 postes, 1 430 postes se voient supprimés. Des comités d'entreprises vont se tenir vendredi matin au sein des filiales d'Alcatel-Lucent dans l'Hexagone, pour donner plus d'informations aux salariés.
En Allemagne, les réductions s'élèvent à 530 postes sur les 3 430 salariés. En Belgique, ce sont 290 suppressions sur 1 600 salariés et, en Espagne, 180 postes sur 900 au total.
Selon les syndicats présents à la réunion, les équipes des fonctions supports (marketing, finances…) et administratives seront les plus concernées par ces suppressions de postes. Les personnels employés dans les activités de recherche et le développement, soit 26 000 personnes, seraient épargnés.
La veille de cette annonce, Alcatel-Lucent avait rendu public le gain d'un important contrat pour équiper l'opérateur chinois China Mobile, prévoyant l'installation de 3 000 stations de base dans son réseau cellulaire 4G. Un symbole du déplacement du centre de gravité de l'équipementier vers l'Asie, relativement peu affectée, d'ailleurs, par les pertes d'emploi annoncées.

Alcatel-Lucent : le plan social touche la R&D et les fonctions support
Bien qu'en baisse, les 934 suppressions de postes en France affectent la R&D pour un tiers et les fonctions support (RH, Services clients) pour le reste.
Les syndicats ont eu connaissance, lors d'une réunion du comité central d'établissement, du détail des 934 suppressions prévues, par site et par organisation, sur le périmètre d'Alcatel-Lucent France. Petite consolation, ce chiffre a été réduit puisqu'initialement 996 postes devaient être supprimés.
Concernant les activités, la R&D (recherche et développement) employant techniciens et ingénieurs, est finalement affectée contrairement aux préannonces faites en juillet 2012 par la direction de l'équipementier, selon les syndicats.
Le secteur réseaux d'opérateurs (Networks) est touché à hauteur de 254 postes, l'activité Service Software et solution est touchée à hauteur de 108 postes, l'activité Bell Labs ne perdant que 3 postes. Au total, la R&D représente donc plus d’un tiers du plan de suppressions de poste. Les deux tiers restant concernent les fonctions supports (service client), commerciales et administratives (juridique et finance).
Tous les sites français d'Alcatel-Lucent France sont affectés : En termes de sites, l'implantation "historique" de Vélizy (Yvelines) doit être fermée pour réaliser des économies sur l'immobilier. Ses 2000 salariés (moins 362 emplois après le plan social) devront déménager sur le site de Villarceaux dans l'Essonne.
Le site de Sophia-Antipolis, correspondant au rachat de la start-up OpenPlug, en 2010, risque de disparaître, puisque 19 de ses 22 salariés voient leur poste supprimé. Tous les autres sites français sont affectés, perdant entre 9 % (Eu) et 23 % (Orvault) de leurs effectifs.
A ces 934 suppressions de postes programmées, s'ajouteront une centaine d'emplois en moins, prévus sur le périmètre de la filiale Alcatel-Lucent International, qui concerne le siège parisien. Rappelons, par ailleurs, que des cessions d'activités, bien implantées en France, comme la téléphonie d'entreprise et les câbles sous-marins, sont également envisagées par la direction.

Bouygues Telecom lance officiellement son plan de départ
Les conditions du plan de départ annoncé par l'opérateur en juillet ont été approuvées par les syndicats. 450 postes sont finalement concernés.
Le plan de départ volontaire annoncé en juillet 2012 par Bouygues Telecom prévoyant la suppression de 556 postes a été officiellement présenté vendredi 19 octobre. Il court jusqu'à fin janvier 2013, a révélé l'AFP. L'opérateur souhaite « sauvegarder sa compétitivité » face aux dégâts provoqués par les bas tarifs de Free Mobile.
Les presque 10 000 employés du groupe connaissent donc désormais les conditions proposées par la direction. Bouygues Telecom a amélioré sa première proposition sur les indemnités de départ et les mesures d’accompagnement. Ainsi les volontaires partiront avec une indemnité correspondant à deux mois de salaire par année d’ancienneté à partir de cinq ans de présence dans l'entreprise, indique Le Figaro. Qui plus est, une prime de 4 000 euros a été mise en place pour ceux qui accepteraient une mutation dans une autre filiale du groupe.
« Accord favorable » sur les conditions de départ : Cela dit, ce plan ne concernerait plus que 450 postes, une centaine de personnes ayant déjà accepté une mutation ou quitté l'entreprise. De plus, « les centres de relation clients, les boutiques du réseau Bouygues Telecom et la structure Internet B & You ne seront pas concernés afin de maintenir le niveau de service à l'ensemble de ses clients particuliers et entreprises », a précisé l'entreprise.
Résultat, les organisations syndicales ont donné un « accord favorable » sur les conditions de départ. Pour Bernard Allain, délégué FO, le plan ne devrait « pas poser de problèmes pour trouver des volontaires ». En revanche, sans surprise, les syndicats ont émis un « avis défavorable » sur les justifications du plan.
En février dernier, en même temps qu'il s'offrait Darty Telecom, l'opérateur avait annoncé un plan de réduction des coûts de 300 millions d'euros.

Plans sociaux dans les télécoms : les syndicats ne rejettent pas tous les torts sur Free
Si l’arrivée du quatrième opérateur a accéléré la crise dans les télécoms, les fédérations syndicales dénoncent surtout l’absence de stratégie industrielle. Elles étaient reçues mardi à Bercy.
C’est une première dans le secteur des télécoms ! Quatre fédérations – CFDT, CGT, Sud et Unsa – se sont unies, mardi, pour une journée d’action, entre distribution de tracts et débrayages. Des délégations étaient aussi reçues à Bercy par les directeurs de cabinet des ministres Montebourg et Pellerin.
L’occasion pour elles de rappeler la situation alarmante de l’emploi dans la filière avec la multiplication des coupes sombres chez les opérateurs. Bouygues Telecom prévoit 556 départs volontaires, SFR annoncera, lui, la douloureuse en comité central d’entreprise le 28 novembre. Quant à Orange, il supprimera 5 000 postes entre 2013 et 2015, les 4 000 embauches ne compensant pas les 9 000 départs à la retraite.
Ces dégraissages ont des impacts négatifs sur l’ensemble de la chaîne : les boutiques, les centres d’appels, les SSII, les sous-traitants en électronique et, bien sûr, les équipementiers. Alcatel-Lucent a ainsi prévu 1 430 suppressions d’emplois en France, le pays le plus touché.
Le revirement d'Arnaud Montebourg sur Free : Dans les colonnes de l’Usine nouvelle, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, s’est empressé de pointer du doigt l’arrivée de Free comme quatrième opérateur mobile pour expliquer les déboires du secteur. Le même Arnaud Montebourg qui, dans un tweet, estimait, en janvier, que Xavier Niel avait plus fait pour le pouvoir d’achat des Français que Nicolas Sarkozy en cinq ans.
Les syndicats, eux, ne font pas de Free la seule cause de tous les maux. Secrétaire nationale de la F3C CFDT, Isabel Lejeune-Tô estime que « Free n’a fait que catalyser et accélérer une situation déjà prévisible ».
Pour les syndicats, le ver était déjà dans le fruit, citant le rêve de l’entreprise sans usines de Serge Tchuruk, le laissez-passer de l’Union européenne aux équipementiers chinois Huawei et ZTE ou les milliards de dividendes versés chaque année. Actionnaire majoritaire d’Orange, l’Etat français manquerait de fermeté. Prônant le made in France, il pourrait aussi mieux orienter les commandes publiques.
Le très haut débit pour tous en 2022 : Pour Ivan Béraud, secrétaire générale de la F3C CFDT, il manque surtout une vision industrielle. « Que proposent les acteurs en matière de transition énergétique, de nouveaux usages ? » Faute de stratégie de ces industriels, c’est à l’Etat de donner le cap. « Nous avons besoin d’une politique volontariste dans le numérique pour localiser les emplois chez nous. Louper le coche du numérique, c’est comme rater le chemin de fer au XIXe siècle. »
Selon l’intersyndicale, le gouvernement doit utiliser tous les leviers à sa disposition en matière d’investissement et de régulation. A cet égard, elle sera très attentive sur le contenu du plan numérique, qui sera dévoilé début 2013. La mission très haut débit doit notamment proposer des pistes pour couvrir l’ensemble du territoire d’ici dix ans. Une rencontre avec Arnaud Montebourg en personne est prévue d’ici là.

AMD en difficulté annonce une réduction de 15% de ses effectifs
AMD avait prévenu… ses résultats du 3ème trimestre ne seraient pas bons. Effectivement, c'est le cas. Le chiffre d'affaire est en baisse de 10% par rapport au 2ème trimestre et de 25% par rapport à l'an dernier. 
La situation est compliquée pour AMD dont le chiffre d'affaires (1,27 milliard de dollars) est en net repli par rapport à l'an dernier et qui doit faire face aujourd'hui à des pertes avoisinant les 157 millions de dollars. Rappelons que l'an dernier à la même époque, le fabricant américain de processeurs affichait des bénéfices de 97 millions de dollars. Rory Read, le PDG d'AMD, impute ses mauvais résultats à la situation économique et aux changements imposés par les terminaux mobiles sur le marché du PC. "Pour tirer parti de ces évolutions, nous allons mettre en place un business model à plus faibles coûts" expliquait-il lors de son petit speech suivant la présentation des résultats. Un plan de restructuration a donc été décidé et implique malheureusement une réduction de 15% de ses effectifs et une consolidation des différents sites de production du groupe. Ce qui devrait permettre à AMD d'économiser 20 millions de dollars dès le 4ème trimestre et 190 millions de dollars l'an prochain. "Réduire nos effectifs est une décision difficile à prendre, mais nécessaire pour espérer un retour à la normale" souligne le PDG.

Suppression de 25 % de ses effectifs, Archos dans la tourmente !
Subissant de plein fouet la très forte concurrence s’exerçant dans le monde des tablettes, le fabricant français annonce un plan social rigoureux qui engendrerait une suppression du quart de ses effectifs.
L’affrontement auquel se livre à coup de milliards Apple, Samsung, Microsoft et autres Google ou encore Amazon vient de faire quelques dégâts collatéraux dans l’Hexagone. Archos, la petite firme française spécialiste des tablettes multimédias, vient d’annoncer qu’elle allait se séparer de 25 % de ses effectifs.
L’arrivée conjuguée de la Kindle Fire d’Amazon, du lancement de l’iPad mini et de l’iPad 3 et le maintien de l’iPad 2 d’Apple, sans oublier les différentes versions de la Nexus 7 de Google, obstrue considérablement un marché où Archos avait déjà du mal à émerger.
Les géants du Web trustent les premières places ne laissant ainsi que quelques miettes au petit poucet français. Les fêtes arrivent et les mini-tablettes seront certainement très nombreuses aux pieds des sapins. Dans ce contexte, Archos doit se restructurer rapidement et colmater la baisse de ses marges s’il veut conserver une certaine visibilité en 2013.
Restructuration en perspective : Fondé par Henri Crohas, Archos va ainsi réorganiser ses équipes de recherche et développement, et l’organisation opérationnelle de ses filiales de distribution. « Cette adaptation se fera au travers de la mise en œuvre d'un plan de réduction des effectifs de l'ordre de 25 % dans le groupe. Au niveau de la société mère, un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) est lancé, prévoyant une diminution de l'ordre de 25 % des effectifs », explique la société à travers un communiqué officiel.
« Le plan vise à adapter les ressources du groupe aux enjeux stratégiques et aux évolutions de son marché », ajoute la firme française.
Le communiqué précise également la nomination de Loïc Poirier au poste de directeur général délégué en charge des opérations et de la finance.
Action en chute de 51,7 % depuis le début de l’année ! : La société accuse une perte de 30,9 millions d’euros au troisième trimestre, essentiellement due à la forte chute des ventes aux Etats-Unis et en Europe. L’action du groupe perd ainsi 51,7 % depuis le début de l’année 2012.
 

 

EMPLOYABILITE

 

Booster sa carrière avec les réseaux sociaux
Difficile aujourd’hui de ne pas exister sur les réseaux sociaux qui prennent de plus en plus d'importance dans le marché de l'emploi.
La France vient d’atteindre les trois millions de chômeurs. Aucun doute la crise est bien là. Rechercher un emploi est devenu un vrai parcours du combattant et, il faut se rendre à l’évidence, le simple CV ne suffit plus. Les stratégies des entreprises pour trouver le collaborateur modèle ont bien évolué et c’est plutôt du côté des demandeurs d’emploi connectés qu’elles se tournent dorénavant.
Soyez donc visible ! Et pour l’être, il faut appartenir à tous les réseaux, se créer un blog, aller sur les forums et naviguer sur le Web pour connaître l’évolution des offres d’emploi.
Il ne faut pas hésiter à publier sa candidature sur les différents réseaux sociaux, à se faire remarquer en actualisant son profil et à le mettre en avant avec des mots-clés.
L'essentiel est de rester actif, sans avoir un comportement de spammeur. Mais surtout, il est très important de bien se connaître pour proposer son expérience au travers de ces réseaux sans se tromper de cible. Qui sait, un chasseur de têtes pourra peut-être vous repérer.
A l’ère du numérique, la présence sur la Toile et sur les réseaux sociaux est donc une corde supplémentaire à son arc dans la recherche d’emploi. Maintenant, pour ceux qui ne veulent pas y adhérer, rassurez-vous le CV n’est pas mort et les compétences ainsi que les valeurs personnelles demeurent toujours le facteur clé de la réussite.

LinkedIn et Viadeo, canaux de recherche encore tâtonnants
Une étude réalisée par Adecco montre que les réseaux professionnels sont préférés aux outils grand public façon Facebook. Il reste pourtant des freins à leur utilisation en matière de recherche d’emploi.
C’est somme tout logique : si Viadeo ou LinkedIn sont des réseaux sociaux professionnels, pas étonnant qu’ils soient plus utilisés que Facebook pour chercher un emploi. C’est l’un des enseignements d’une étude réalisée par Adecco en juin dernier (*). D’ailleurs, les recruteurs font de même : seulement 3% des gens contactés par le biais de réseau social l’ont été via Facebook, et 1% via Twitter… « Cela s’explique par le fait qu’en France, les gens distinguent encore sphères privée et publique, affirme Valérie Champault, responsable marketing en professional staffing chez Adecco. Je suis par contre assez surprise que 40% des gens ne connaissent pas Viadeo et LinkedIn ! » Quant à les utiliser… 53% des personnes interrogées par Adecco estiment que les réseaux sociaux sont utiles à la recherche d’emploi, mais seulement 23% s’en servent pour cela. « Les réseaux sociaux posent encore des soucis aux gens en termes de e-réputation, ils ne sont pas rassurés par Facebook, par exemple, qui change régulièrement ses conditions d’utilisation. »
Les réseaux sociaux en complément des sites d'emploi : En revanche, ces outils se révèlent plutôt efficaces. Après une première prise de contact avec un candidat, tous profils confondus, le ratio entre le nombre de postes pourvus et le nombre d’offres d’emploi se monte à 58%. Pour des profils de l’informatique, de la finance et de l’ingénierie, on atteint même 89%, et pour des commerciaux ou des administratifs, c’est respectivement 75 et 67%. « Avec ces outils, les recruteurs parviennent à très bien cibler les candidats », explique Valérie Champault. Par contre, des catégories entières de profils ne sont quasiment pas concernées par le recrutement sur les réseaux sociaux (transport, logistique, BTP). Ces plates-formes finiront toutefois par toucher de plus en plus de monde, mais sans forcément prendre la place des sites d’emploi standards. « C’est simplement que les médias sociaux permettent de trouver des offres complémentaires qui ne sont pas sur les job boards. » Quoi qu’il en soit, on n’en est qu’au début…
(*) Etude online réalisée auprès d’un échantillon de 5 317 personnes en poste ou à la recherche d’un emploi et représentatif de la population active française.

Les réseaux sociaux jugés encore peu efficaces pour décrocher un job
Une étude de l’Apec montre que si les cadres ont commencé à investir les réseaux sociaux professionnels, ils estiment encore qu'ils sont peu performants pour trouver un emploi.
Les cadres se sont familiarisés avec les réseaux sociaux professionnels : c’est ce qui ressort de l’enquête de l’Apec, menée en avril 2012, qui vient d’être publiée. Ils sont désormais 53 % à être inscrits sur au moins un réseau social type Viadeo ou Linkedin, et 49 % à les utiliser pour, le plus souvent, entretenir des contacts professionnels existants (42 %), en nouer de nouveaux (39 %) et publier leur CV (39 %). « Nous notons deux phénomènes. Le premier, c’est que la génération Y a bien compris la nécessité d’être présente sur ces réseaux : chez les moins de 30 ans, 77 % sont inscrits, précise Pierre Lamblin, directeur du département études et recherche de l’Apec. Le second, c’est que la population des cadres, dans son ensemble, est très au fait des enjeux liés à l’e-réputation. » Ainsi, 67 % des répondants disent porter une attention particulière à leur image sur internet et 82 % reconnaissent avoir cherché des traces de leur passage sur la Toile via des moteurs de recherche tel Google. La preuve que les campagnes de sensibilisation commencent à porter leurs fruits.
Encore peu d'embauches à la clé : Si ces outils sont jugés pertinents pour multiplier les opportunités professionnelles (58 % des cadres estiment qu’ils sont utiles dans une recherche d’emploi), ceux qui ont le plus la cote restent pourtant, et de loin, les traditionnels sites d’emploi et autres CVthèques. Ainsi, 84 % des cadres considèrent que répondre à des offres constitue une action efficace pour trouver un emploi, alors qu’être inscrit sur un réseau social professionnel n’est jugé efficient que par 36 % des répondants. Et force est de constater qu’ils ont de bonnes raisons d’être sceptiques : seuls 5 % des cadres embauchés depuis 2008 ont été recrutés par ce biais (contre 44 % grâce aux offres d’emploi). Conclusion : « L’utilisation de ces réseaux va continuer de se banaliser, mais l’offre d’emploi a encore de beaux jours devant elle. Elle devrait rester le premier canal de diffusion dans les quatre ans à venir », pronostique Pierre Lamblin.

Facebook lance son site emploi aux Etats-Unis
Avec sa nouvelle application intitulée Social Jobs Partnership, le réseau social permet aux utilisateurs américains d’accéder à près de 2 millions d’offres d’emploi.
La rumeur enflait depuis plusieurs mois. Cette fois, c’est officiel, Facebook a lancé son site emploi. Grâce à l’application Social Jobs Partnership, les utilisateurs américains peuvent désormais accéder à une base d’offres alimentée par cinq acteurs majeurs du recrutement : Monster, Work4Labs, Jobvite, US.jobs et BranchOut. « L’objectif de Facebook avec cette opération, c’est de devenir le plus gros site d’emploi du monde », précise sans ambages Stéphane Le Viet, fondateur et PDG de Work4Labs. Force est de reconnaître que le réseau social américain a de sérieux atouts pour l’atteindre.
Près de 2 millions d’offres d’emploi accessibles en trois clics : Son immense base d’inscrits (plus d’un milliard dans le monde) fait saliver tous les recruteurs qui y voient, à juste titre, l’opportunité d’accroitre leur visibilité en touchant des profils plus passifs (jeunes diplômés, étudiants…). Le réseau social leur permet d’interagir facilement avec les candidats potentiels en les renvoyant vers la page Facebook de leur entreprise et amplifie l’impact des annonces via ses outils de recommandations (J’aime…). Autant d’avantages qui ne laissent pas les employeurs indifférents.
Le service a également de bonnes chances de séduire des candidats, puisqu’il leur donne accès à de gros volumes d’offres d’emploi (pour l’heure près de 2 millions) et facilite leurs démarches. « Ils peuvent consulter les annonces et postuler en trois clics, sans sortir de l’environnement Facebook », indique Romain Eliard, ingénieur commercial chez Ohmyjob ! (application emploi intégrée à Facebook).
Une gamme de fonctionnalités encore réduite : Pour autant, Facebook a encore beaucoup d’améliorations à apporter avant de sérieusement concurrencer les sites d'emploi et les réseaux sociaux professionnels tels que Linkedin. En effet, les candidats n’ont pas la possibilité de créer un profil professionnel distinct de leur profil privé. « Il faudrait également que Facebook développe des outils de recherche de profils pour conquérir les recruteurs », précise Jonas Desdevises, directeur commercial France de Lumesse (solutions d'e-recrutement, gestion des talents). Chez Link Humans, cabinet de conseil et formation en recrutement innovant, on ne doute pas que Facebook soit déjà en train de plancher sur les évolutions à apporter. « Une fois le site amélioré, ce sera un concurrent à prendre très au sérieux », affirme Jean-Christophe Anna, directeur associé. Toutefois, Facebook n’intègrera pas la palette d’outils des recruteurs du jour au lendemain. Dans leur esprit, ce réseau social reste encore très souvent sur le terrain de la vie privée. A manier, donc, avec une extrême prudence !

Les secrets des meilleures pages Carrières de Facebook
Le conseil en stratégie de recrutement Link Humans a établi le classement des meilleures pages Carrières de Facebook. Les plus populaires se distinguent par la richesse de leurs contenus, leur degré d’interactivité et leur souci de l’esthétique.
Un graphisme léché, un chat en direct, une série web sur le quotidien des soldats… L’armée de terre a dû sortir l’artillerie lourde pour conquérir les utilisateurs de Facebook. Mais le jeu en valait la chandelle : son profil est aujourd’hui numéro un du palmarès Link Humans des meilleurs pages Carrières. « Un classement que nous avons établi afin de permettre aux entreprises d’identifier les bonnes pratiques pour améliorer leur marque employeur », précise Arthur Massonneau, chef de projet communication web et événementiel au sein du cabinet de conseil en stratégie de recrutement innovant.
Une vraie stratégie de contenus : Et en effet, il y a plusieurs leçons à tirer de l’expérience. D'abord, pour se distinguer, les marques doivent mettre au point une vraie stratégie de contenus. « C’est pour cela que nous avons mis en place des comités éditoriaux et des calendriers prévisionnels », explique Pascale Noyer, responsable marketing et communication au département recrutement de la SNCF, numéro deux du classement. Ces deux outils garantissent la régularité des publications (environ deux par jour) et la diversité des posts (portraits, actualités, quizz etc.). « Les entreprises qui ont les pages les plus attractives sont aussi souvent celles qui laissent aux internautes la possibilité d’écrire sur leur mur et d’envoyer des messages privés. Cela les rapproche de leurs fans », souligne Arthur Massonneau.
Une page attractive : Ensuite, l’esthétique de la page et de la présence d’applications qualitatives (chat, vidéos, serious game etc.) est importante. Ainsi, le cabinet d’audit PwC  a beau publier des posts plus régulièrement que son concurrent Ernst & Young, ce dernier, un peu mieux noté que lui sur ces deux critères, a attiré huit fois plus de fans. Intégrer tous ces paramètres représente beaucoup de travail. « Nous avons mis six mois à préparer la page et, depuis, nous avons besoin de trois spécialistes du recrutement pour répondre aux nombreuses questions des internautes », explique le colonel Jean-Philippe Conegero, chef du bureau marketing et communication de recrutement au sein de l’armée de terre. Mais ces efforts payent : la page de l’armée de terre recense désormais plus de 270 000 fans. Presque deux fois plus que celle de Yannick Noah, pourtant la personnalité préférée des Français.

Les offres d'emploi high tech passent aussi par leboncoin.fr
Le site de petites annonces est désormais reconnu comme l’un des premiers sites internet d’emploi, classé dans le panel dédié de Médiamétrie. Côté informatique, beaucoup de postes de techniciens informatiques.
Un CDD de technicien internet informatique pour la mise en place d’un logiciel de géolocalisation ; un CDI de technicien informatique bois pour réaliser et mettre en place un logiciel de menuiserie ; un poste d’ingénieur commercial télécoms pour travailler avec une clientèle de PME ; un emploi de chef de projet junior en télécoms à Nantes… Autant d’annonces postées sur leboncoin.fr, fameux site de petites annonces fourre-tout, mais qui a intégré cet été le panel  des sites d'emplois de Médiamétrie. Au point que, selon une étude Autobiz que s’est procurée lemonde.fr, le trafic de la rubrique Emploi du boncoin dépasse celui des sites tels que Cadremploi, l’Apec, Keljob, Jobintree, Carriereonline, Monster. Chez ce dernier, une porte-parole admet que leboncoin a « une capacité à se développer sur l’emploi dans un contexte de crise, il participe de l’univers de la débrouille ». Une notion d’urgence qui fait défaut aux jobboards.
Des offres publiées rapidement et gratuitement : Cela dit, il est difficile de cibler finement ses recrutements sur ce site ; les fonctionnalités sont réduites au minimum et pour trouver un poste high-tech, tout est dans le mot clé que vous allez saisir. Il ne propose aucun menu ou sous-menus permettant de circonscrire la recherche. Dans les résultats, un stage de technicien réseau chez un vendeur de matériel de fitness côtoie un poste de technicien de maintenance PABX chez un intégrateur télécoms ou un CDI d’agent d’étude en vidéosurveillance…
Mais les recruteurs y trouvent leur compte. « On touche beaucoup de monde et c’est gratuit, note Arnaud Davy, de Optimum IT. Nous avons posté une annonce il y a une semaine, nous avons eu trois touches. » Même un spécialiste en recrutement comme le groupe Synergie utilise leboncoin depuis deux ans. Pour les mêmes raisons : simple, rapide, gratuit. « La réactivité y est importante, ajoute Arnaud Pointhiere, responsable de la région Bretagne-Pays de Loire. Nous avons des contacts directs avec les demandeurs d’emploi, ça va très vite. » Reste que les profils d’ingénieurs sont encore peu recherchés via le site.

Posté sur LeBonCoin, le CV d'une « super-maman » fait le tour du Web
Une mère au foyer a posté son CV sur un site de petites annonces. Depuis, il a été repris sur tous les réseaux sociaux. Va-t-elle trouver un emploi ?
Le dernier buzz du Web ? Le CV de Sandrine Paquet, une mère au foyer de Lisieux (Calvados). Depuis qu'elle a mis son curriculum vitae en ligne sur le site de petites annonces Le Bon Coin, il a été partagé des centaines de fois sur Facebook et sur Twitter révèle le quotidien Ouest France.
Après avoir passé quelques années à élever ses enfants, la jeune femme explique avec humour dans sa lettre de motivation vouloir travailler, « il est grand temps que je recommence à faire ce que je n’aurais jamais dû arrêter : TRAVAILLER » ; être ponctuelle, « avec un réveil en fanfare à 6h, je suis large » et être prête à apprendre un nouveau métier pourvu qu'il ne soit pas en rapport avec... la garde d'enfant, bien sûr.
La jeune femme s'étonne par le succès de son annonce et s'en trouve un peu dépassée. Mais ce buzz n'a pour l'instant pas servi à lui trouver un emploi...

Un serious game pour faciliter l’accès à l’emploi des jeunes des zones défavorisées
Parce qu’ils ne maîtrisent pas les codes et les conventions nécessaires pour chercher un emploi, de nombreux jeunes de zones défavorisées ne décrochent pas d'entretien d'embauche. Pour lutter contre ce phénomène, l’opérateur télécoms SFR, l’Ecole de la 2ème chance, et l’Etablissement public d’insertion de la défense (Epide) se sont associés afin de développer un serious game autour de ce processus
Choisir une offre d’emploi, préparer son entretien avec un ami, arriver dans l’entreprise et réaliser son entretien sont les différentes étapes de ce jeu. Destiné aux jeunes accompagnés par des structures d’insertion ou suivant des programmes spécifiques d’accès à l’emploi, ce serious game est également mis à disposition des entreprises d’insertion sur le site de SFR : monentretiendembauche.sfr.com.

Qapa lance une CVthèque libre d’accès
Le jeune site d’emploi a joué la carte de la transparence : avant d’acheter les coordonnées des candidats repérés, les recruteurs pourront consulter les profils gratuitement et de manière illimitée.
Véritable terrain de chasse des employeurs, les CVthèques en ligne sont rapidement devenues un outil incontournable du recrutement. Seul problème : leur consultation est généralement payante. « Les entreprises doivent donc dépenser de l’argent avant même de savoir si le site a ou non des profils correspondant à leurs besoins », précise Stéphanie Delestre, cofondatrice du site d’emploi Qapa.fr.
Afin d’offrir de meilleures garanties aux recruteurs, elle et ses associés ont donc décidé de laisser leur nouvelle CVthèque en accès libre.
Consultation de CV illimitée : Dorénavant, les employeurs peuvent ainsi, sans bourse délier, utiliser le moteur de recherche du site en indiquant le type de profil désiré (par exemple, développeur PHP), la région d’embauche, les horaires, le salaire et les compétences requises (par exemple, maîtrise du langage XML). Un algorithme sélectionne ensuite parmi les 400 000 CV en ligne une liste de candidats potentiels (par exemple, sept résultats pour un développeur Java en Ile-de-France) en précisant, pour chacun d’eux, le taux de correspondance avec la demande. Et avant de sélectionner les candidats dont il souhaite acheter les coordonnées (de 54,90 € pour 20 contacts à 399,90 € pour 200 contacts), le recruteur dispose d’un temps illimité pour consulter les CV. « Un véritable plus par rapport aux autres sites qui ne laissent souvent aux employeurs qu’un délai limité pour établir leur liste », explique Sébastien Noblecourt, gérant de Studio Caramia et utilisateur du service.
6 500 offres IT : A noter que le jeune site d'emploi Qapa n’en est pas son coup d'essai : ses précédentes innovations dans le domaine du recrutement (inscription sans CV ni lettre de motivation, outil de matching) ont, en effet, déjà tapé dans l’œil des utilisateurs. Résultat : le site créé en juillet 2011 dispose aujourd’hui d’une large base d’offres d’emploi (plus de 73 000 en ce moment) et d’utilisateurs (1,6 million de visiteurs uniques par mois). Dans le secteur web-informatique, il recense ainsi près de 6 500 annonces (techniciens, ingénieurs, etc.) et quelque 43 000 CV en ligne.

Le salon virtuel de recrutement Catalyz lance sa troisième édition
La troisième édition du forum Catalyz, un salon en ligne de recrutement destiné aux étudiants et jeunes diplômés de grandes écoles d’ingénieurs et de commerce, se tiendra du 17 au 20 décembre. Une vingtaine d’entreprises est d’ores et déjà inscrite (Atos, Altran, Infotel, Solucom, etc.) et propose une large gamme d’offres d’emploi (architecte Java/J2EE, ingénieur sécurité réseaux, assistant chef de projet, etc.).
Les candidats ont la possibilité de s’inscrire jusqu’à la fin de l’évènement. Un test de carrière leur permettra de découvrir quels employeurs correspondent le mieux à leurs attentes. Ils pourront, dans un espace d’exposition, consulter les offres, déposer leur CV et chater avec le DRH et des salariés de l’entreprise contactée.

Lexsi recrute au bar
Spécialisé dans le conseil et l’audit en sécurité informatique, Lexsi réédite à Lyon une opération inaugurée à Paris en juin dernier : rencontrer des candidats à l’embauche dans un bar. L’événement s’est tenu le 11 octobre, à 18h30, dans un bar à vins du quartier des Brotteaux. Il visait le recrutement d’une dizaine de personnes. Idéalement, Lexsi cherche des ingénieurs en sécurité pour étoffer son équipe lyonnaise en consultants, auditeurs et analystes en cybercrime. Il reste toutefois prêt à intégrer des profils qui ne sont pas particulièrement formés ou expérimentés sur ce sujet.
Le directeur général adjoint de Lexsi, la chargée de recrutement lyonnaise et des managers étaient présents. Le nom du bar n’a été adressé aux candidats qui avaient contacté Lexsi par mail à afterwork@lexsi.com et été présélectionnés…

TruParis, le bar camp qui réinvente le recrutement
Le 26 octobre dernier, près de 120 acteurs de l’écosystème RH 2.0 se sont réunis au TruParis, au cœur de l'université Paris-Diderot. De manière informelle, ils ont échangé sur les grandes tendances en matière de recrutement.
Au lendemain de la rmsconf, près de 120 acteurs de l’écosystème RH 2.0 (professionnels des ressources humaines, responsables du recrutement ou de la marque employeur, etc.) ont joué les prolongations en participant au TruParis, la non-conférence (ou bar camp) du recrutement 2.0. L’événement, également organisé par Link Humans, société de conseil en stratégie de recrutement innovant, d’après une idée originale de Bill Boorman, leur a permis d’échanger de manière informelle (les interventions ne sont pas préparées) sur une petite vingtaine de thématiques.
Les réseaux sociaux et les étudiants, par exemple. A en croire les intervenants, les futurs diplômés, tous inscrits sur Facebook, n’ont pas encore le réflexe Linkedin ou Viadeo, et d’une école à l’autre, ils ont une utilisation très disparate de ces outils. Beaucoup de futurs diplômés commencent en effet à se soucier des réseaux sociaux, quand ils arrivent sur le marché du travail mais globalement, ils restent très passifs, notamment parce qu’ils ne savent pas comment s’y prendre dans le cadre d’une recherche d’emploi : quelle expérience valoriser ? Comment approcher les recruteurs ? Les services Carrières des écoles et des universités ont très certainement un rôle à jouer pour sensibiliser les élèves à ces outils.
Le mobile : vers une démocratisation de la recherche d'emploi ? Le recrutement sur mobile a également suscité un vif intérêt, avec une question en toile de fond : faut-il y aller ? En touchant toutes les couches de la société, le mobile pourrait, notamment, permettre aux entreprises de toucher des candidats moins qualifiés, là où Viadeo et Linkedin sont plus adaptés à une population de cadres. Dans ce domaine, l’armée de terre a une longueur d’avance. Pour attirer des candidats et susciter des vocations, elle a ainsi choisi d’adapter son site Carrières au mobile. Elle vise un nombre croissant d’utilisateurs, même si, par ce biais, elle ne recrute encore que 3 % des candidats.
D’autres grands groupes comme EDF (EDF recrute), Orange (Orange jobs), ou KPMG (KPMG recrute) ont créé leur propre application mobile sur iPhone et Android. Plus original, BNP Paribas a lancé, fin 2011, l’application Dr.job pour aider les candidats à se préparer aux entretiens d’embauche. Mais de nombreux problèmes ont été soulevés lors du TruParis. Faute de notoriété, une PME qui proposerait son application mobile aurait très peu de chances de ressortir dans les résultats de recherche de l’Appstore, par exemple. Comment, dès lors, être visible par les candidats ? Cette présence sur mobile irait de pair avec des investissements en marketing et en publicité conséquents. L’expérience utilisateur est-elle aujourd’hui satisfaisante ?
La géolocalisation et le fait de pouvoir postuler directement depuis son téléphone risquent d’accélérer l’intérêt des candidats pour ces applications. L’étude Ipsos-Viadeo-Link Humans sur l’avenir du recrutement, présentée la veille, lors de la rmsconf, indique que 13 % des DRH et spécialistes du recrutement interrogés investiraient dans une application de recrutement mobile s’ils avaient un million d’euros de budget pour recruter…

L'emploi des femmes progresse dans le numérique mais....
L’emploi des femmes aurait crû de 20% dans le numérique de 2008 à 2011, selon une étude d'Orange. Mais elles restent en minorité dans les études techniques.
Le marché de l'emploi est porteur dans les sciences et technologies et profiterait aux femmes en France, selon la quatrième étude Mutationnelles 2012 réalisée pour Orange par Global Contact. La France se démarque du reste de l’Europe par une croissance très supérieure des emplois du segment d'activité lié au numérique +16% avec 94 000 emplois créés, contre une croissance moyenne de 2% en Europe. Dans ce volume d'emplois, 38 000 emplois sont occupés par des femmes, progressant de 20 % sur la période.
« Le fait marquant de 2008 à 2011 est que la croissance de l’emploi des femmes dans le numérique, a été supérieure à celle des hommes. C’est une tendance qui pourrait se maintenir dans les prochaines années, notamment grâce à l’engagement accru des entreprises high tech en faveur de la parité » explique Claudine Schmuck, directrice de Global Contact et auteure de l’étude. Alcatel s’est fixé comme objectif que les femmes constituent 23% des effectifs en R&D. Orange a confirmé sa volonté d’atteindre 35% de femmes dans le réseau des cadres dirigeants.
Les spécialisations choisies par les femmes sont moins créatrices d’emploi : Ces bons résultats ne doivent pas masquer, cependant, le fait que les jeunes diplômées sont minoritaires dans des secteurs créateurs d’emploi tels que le numérique et la construction : 9% de femmes ont un diplôme BTS en informatique, 8% en DUT réseaux et télécommunications, 12% des ingénieures dans les STIC.
Ces chiffres-clés de l'étude Mutationnelles 2012, seraient le résultat d'une orientation amont encore très insuffisante des jeunes filles vers les filières scientifiques et technologiques. Elles seraient 55 000 à s’orienter vers ces filières mais si les femmes représentent près de la moitié des doctorants, elles sont encore nettement minoritaires dans les formations techniques, tels que les BTS et les DUT.
Les femmes choisissent encore trop souvent des spécialisations parfois identifiées comme « féminines ». Ainsi, elles forment souvent près de 40% des effectifs en chimie, agro-alimentaire, ou biologie ; par contre en BTS, DUT ou formation d’ingénieur les femmes sont en général moins de 10% à choisir les options informatiques ou réseaux et télécommunications.

Parité dans l'IT : une situation schizophrénique
Organisé par l’institut G9+ le 15 octobre dernier, la conférence « Les talents du numérique au féminin » a dressé un bilan contrasté de l’évolution de la parité dans le secteur des NTIC.
 « La situation est un peu schizophrénique», explique Viviane Chaine-Ribeiro, présidente chez Lefebvre Software et présidente de « Femmes du numérique » du Syntec. Première intervenante de la conférence « Les talents du numérique au féminin » organisée par l’institut G9+, elle dresse en effet un bilan pour le moins contrasté de la situation. La bonne nouvelle c’est qu’entre 2008 et 2011, la croissance de l’emploi des femmes dans le numérique a dépassé celle des hommes (+20% contre +14% selon l’étude Mutationnelles 2012 réalisé pour Orange par Global Contact. La mauvaise c’est que selon l’enquête réalisée par Markess International auprès de 42 membres du Syntec d’octobre à novembre 2011, les femmes restent globalement sous-représentées notamment dans les strates hiérarchiques élevées (19% des cadres dirigeants), moins payées que leurs confrères masculins (écart allant de 6% pour les employés et techniciens à 37% pour les cadres dirigeants) et enfin moins promues que ces derniers. En 2010, 23% des promotions concernaient des femmes contre 77% des hommes.
Favoriser l'équilibre vie privée et professionnelle : Les intervenants se disent pourtant plutôt optimistes. Beaucoup de sociétés semblent en effet décidées à s’attaquer au problème. Comme Microsoft France qui recrute 40% de femmes depuis qu’il promeut les carrières de ses salariées sur les réseaux sociaux et oblige les cabinets de recrutement à présenter au moins une candidate dans chaque panel. Ou Orange qui s’est fixé pour objectif d’avoir 35% de femmes au sein de sa population de cadres supérieurs d’ici 2015. « Le fait de pouvoir être connectée en permanence et donc de pouvoir adapter ses horaires, c’est aussi quelque chose qui permettra aux femmes de concilier beaucoup plus facilement vie privé et vie professionnelle », fait valoir Laurence Lafont-Galligo, directrice de la division secteur public de Microsoft France.
Sensibiliser les filles en amont : Il reste tout de même beaucoup à faire, notamment sur la formation. Dans les filières STIC, les filles représentent en effet moins de 10% des effectifs diplômés (étude Mutationnelles 2012). Résultat : « Impossible de trouver des femmes à recruter sur des postes de développeur en partie infra », se désole Véronique Torner, co-présidente et co-fondatrice d’Alterway avant de préconiser une sensibilisation précoce des filles aux métiers de l’informatique. Enfin, il serait également temps d’accélérer la cadence. « C’est pour cela que je suis favorable aux quotas imposant la parité dans les candidatures (ndlr : sur les 1000 postes leaders du groupe), explique Anne-Marie Thiollet, directrice de la ligne d’activités Entreprises chez Orange Business Services. Cela force les entreprises à s’intéresser à leurs salariées à fort potentiel. Même lorsqu’elles sont plus discrètes!». Le débat est ouvert.

Les SSII progressent dans l’intégration des travailleurs handicapés
Depuis le durcissement de la loi en 2010, le secteur IT rattrape un peu de son retard dans l’insertion des personnes handicapées.
Alors que se tient jusqu’à dimanche la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées, on pourra se réjouir des progrès réalisés dans le secteur IT. Il faut dire qu’il part de loin. Remontant à 2009, la dernière étude sectorielle menée par le cabinet Ariane Conseil faisait état de 0,58 % de personnes en situation de handicap dans les effectifs des entreprises informatiques.
Un chiffre très éloigné du quota de 6 % auquel doivent se conformer les sociétés de plus de 20 salariés, mais aussi du taux d’emploi moyen tous secteurs confondus (2,9%).
Depuis, avec le durcissement de la loi en 2010, l’écart s’est resserré. Sur la base de sa collecte de l’an dernier, l’Agefiph, en charge de la gestion des fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées, relevait un taux d’emploi de 1,11 % dans le secteur de l’information et de la communication.
Pour ne pas tomber sous le coup de la contribution renforcée à l’Agefiph, nombre de PME ont dû initier au moins une action : recrutement, reconnaissance du handicap de salariés existants ou recours au secteur protégé. Quant aux grandes SSII, elles s’engagent sur des accords de plus en plus ambitieux. A lui seul, Steria prévoit de recruter 75 personnes en situation de handicap d’ici à 2015.
Un projet de portail à Syntec numérique : La profession s’est également organisée. Pour pallier la pénurie de candidats qualifiés, Syntec numérique a favorisé l’accès des personnes handicapées au Certificat de qualification professionnelle (CQP) «développeurs nouvelles technologies ». Six contrats de travail avaient été signés à l’issue de la première promotion 2010-2011. L’opération s’est répétée depuis.
Un groupe de travail baptisé « handicap numérique » a été aussi lancé au sein de la chambre syndicale. Une vingtaine d’entreprises dont Logica ou Capgemini viennent échanger sur leurs bonnes pratiques. Début 2013, un site collaboratif, commun à une quinzaine de membres, sera lancé. « Ce site permettra aux entreprises non pas de diffuser des offres d’emploi mais de faire connaître leurs métiers », précise Michaël Hayat, délégué aux affaires sociales de Syntec numérique.
Le niveau de formation s’est aussi élevé. Alors que les Centres de réadaptation professionnelle (CRP) formaient des diplômés de niveau bac + 2 ou 3, Capgemini et Thales se sont associés pour créer, en 2011, un titre d’ingénieur au CRP de Millau.
L’Agefiph revoie ses aides à la baisse : Si Antoine Dezalay, consultant chez Ariane Conseil, juge la tendance positive, il apporte quelques bémols. « Avec la crise, le chômage des personnes handicapées est reparti à la hausse en 2011. Son taux est le double de celui des personnes valides, soit environ 20 %. »
Par ailleurs, les aides de l’Agefiph – dont les recettes ont chuté - ne sont plus aussi importantes et systématiques, notamment lors d’un aménagement de poste de travail. « Ce qui pénalise surtout les PME. »

L'Apec publie un référentiel de 19 fiches métier de l'internet
Ce document comporte 19 fiches métier, détaillant les profils et les compétences demandées, enrichies de témoignages de cadres en activité.
L'Apec publie un référentiel des métiers de l'internet comportant, entre autres, 19 fiches regroupées en cinq familles : informatique, marketing, communication, création et juridique. Il contient huit nouveaux métiers, en lien avec l'arrivée du web 2.0 : directeur de projet web, architecte web, game designer, référenceur, traffic manager, social média manager, directeur marketing stratégique web, webmarketer.
Ce document, téléchargeable sur http://jd.apec.fr/Emploi-stage/Marche-Emploi/Enquetes-Apec/Enquetes-2012/Referentiel-des-metiers-de-l-Internet/Les-metiers-cadres-de-l-Internet-en-constante-evolution , comprend un long chapitre d'introduction sur les acteurs de l'internet et sur les évolutions des métiers de ce domaine. Ensuite, pour chacune de ces fiches métier sont évoqués, les missions, les profils et les compétences recherchées par les entreprises. La fiche expose par le menu les compétences requises, les traits de personnalité attendus pour le poste et les évolutions professionnelles possibles. Des exemples d'offres d'emploi pour chaque profil, sont également mentionnés, accompagnées par un témoignage systématique d'un cadre en activité.
En complément, le référentiel contient, à la fin du document, une liste des principales associations et fédérations professionnelles et une sélection d'établissements de formation, de publications et de sites internet.
 

 

ET ENCORE…

 

L’Europe du nearshore
Vous vous souvenez du mythe du plombier polonais? Symbole du risque de dumping social au sein de l’Union européenne, il avait pesé lourd dans le rejet français à la Constitution européenne en 2005. A cause de la libéralisation des services au sein de l’Union, des hordes de plombiers, mais aussi d’informaticiens de l’Europe de l’Est, devaient débarquer à l’Ouest, nous disait-on. La crise de la zone euro est passée par là et, en 2012, les flux migratoires se sont inversés.
Un article récent de La Tribune nous informe que de plus en plus d’Espagnols viennent travailler en Pologne, notamment dans le secteur des technologies de l’information. A l’image de Diego Garea, cet informaticien resté dans ce pays après l’avoir découvert lors de la Coupe d’Europe de football 2012. S’il perçoit un salaire plus bas, le niveau de vie y est également moins élevé. Des Italiens et des Grecs prendraient aussi la route vers la Pologne, dont la croissance, même en voie de ralentissement, devrait dépasser les 2,5% cette année!
Ce pays de l’Est devient également une destination à la mode pour les entreprises informatiques. Une partie du contrat de la SNCF remporté par IBM s’envolera bientôt vers ce pays, où sont déjà implantés Microsoft, HP, Google et Capgemini, tous à Wroclaw. Steria a ouvert un centre de services à Katowice, où Capgemini est également présent.
De son côté, l’Espagne est désormais une terre de nearshore: autre gagnant du marché de la SNCF, Sopra va transférer le contrat vers sa filiale espagnole et ses 1200 ingénieurs. Il n’est pas le seul sur la péninsule ibérique. Open s’est implanté à Barcelone, Vision IT à Madrid. Libre circulation des informaticiens d’un côté, transfert d’activité et nearshore de l’autre, l’Europe de l’IT se forme peu à peu. Sans qu’il n’y ait eu au préalable l’harmonisation sociale et fiscale que d’aucuns appelaient de leurs vœux pour éviter les distorsions de concurrence.

Atos demanderait à ses employés espagnols de réduire leur salaire de 12%
Selon le journal Economía Digital, Atos exigerait de ses 4 100 employés espagnols une baisse de rémunération de 12 %. Cette demande aurait essuyé un refus du comité d’entreprise et déclenché un mouvement de grève.
La SSII a vu ses revenus sur la péninsule ibérique diminuer de 6,7 % au troisième trimestre pour atteindre 235 millions d’euros. Il s’agirait par cette mesure d’économiser 17 millions d’euros, sachant que le salaire moyen chez Atos Espagne serait d’environ 31 000 euros par an. Des salaires qui auraient été gelés depuis 2005.
Toujours d’après Economía Digital, la direction aurait menacé de mettre en œuvre un plan de restructuration portant sur 150 emplois. De ce côté-ci des Pyrénées, la CGT Atos s’est fendue d’un communiqué pour soutenir les « camarades d’Atos Espagne ». Le syndicat fait le parallèle avec Renault qui « vient de mener le même chantage à l’emploi en Espagne ».

Des salariés sous contrôle ou sous surveillance ?
Grâce aux nouvelles technologies, les entreprises exercent un contrôle accru sur leurs salariés. Quelles sont les limites de ces pratiques ?
Julien, 25 ans est webmaster. Du matin au soir, il laisse des traces accessibles aux services généraux ou informatiques. Ses allées et venues sont contrôlées pour assurer la sécurité physique de l’entreprise. Et ses mails et sa navigation Web pour garantir la sécurité informatique de la société. Le problème, c’est que ces outils de contrôle peuvent être aussi utilisés potentiellement pour le surveiller. C’est pour cette raison que les salariés doivent être informés de la mise en place de dispositifs comme les caméras de vidéosurveillance.
Mais, il existe un droit à la vie privée. A condition qu’elle soit résiduelle. Pour Maître Barbry, avocat spécialisé dans les nouvelles technologies au cabinet Alain Bensoussan, « on considère que la vie privée résiduelle c’est quelque chose qui doit être limité en termes de volumes, de nombre d’éléments reçus ou stockés, quelques mails ou appels téléphoniques mais ça ne peut évidemment pas être toute la journée. » Autre limite, on doit identifier ses documents privés. « Je vais pouvoir utiliser ces outils professionnels pour en faire un usage privé, mais il faudra que ces éléments soient identifiables avec un mot et la plupart des entreprises utilisent le mot privé comme discriminant. », ajoute Maître Barbry. Il faut donc indiquer le mot « privé » ou « personnel » dans l’objet d’un mail ou dans le titre d’un dossier. L’employeur a le droit d’y accéder avec l’accord et en présence du salarié. Mais il peut y accéder en son absence en cas de risque pour l’entreprise.
Pour la CGT, cette surveillance accrue sert aussi à mettre davantage de pression pour augmenter la productivité. C'est ce que pointe Ghislaine Hoareau, conseillère juriste à la CGT : « On considère que, la plupart du temps, ça n’est justifié que par la volonté de chasse au temps mort, d’intensifier encore plus le temps de travail qui l’est déjà beaucoup et aussi de récolter des éléments concernant les salariés pour se retourner contre eux quand on veut s’en débarrasser ».
Récolter des informations contre les salariés, les entreprises s’en défendent. En tous cas, ce contrôle accru crée un vrai malaise. En 2011, la Cnil a enregistré une hausse de 60 % des plaintes de salariés concernant la cybersurveillance en entreprise.

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